Conrad III (empereur germanique, 1093-1152)
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Conrad III de Hohenstaufen
Identité et accession au pouvoir
Conrad III de Hohenstaufen, également nommé Konrad III, fut roi des Romains de 1138 à 1152. Né en 1093 et mort en 1152, il est le premier membre de la dynastie des Hohenstaufen à accéder à cette dignité. Il était le fils de Frédéric Ier, duc de Souabe, et d’Agnès de Waiblingen, fille de l’empereur Henri IV.
Avant son élection comme roi des Romains, Conrad avait été duc de Franconie et avait participé à l’opposition contre l’empereur Henri V. En 1127, il fut proclamé roi d’Italie par les adversaires de celui-ci, mais cette entreprise n’aboutit pas. Après la mort de l’empereur Lothaire III en 1137, Conrad fut élu roi des Romains en 1138, au détriment d’Henri le Superbe, membre de la maison des Welfs et puissant duc de Saxe et de Bavière.
Règne et conflits avec les Welfs
Le règne de Conrad III fut marqué par la rivalité entre les Hohenstaufen, parfois appelés les Waiblinger, et les Welfs, désignés par leurs adversaires comme les Guelfes. Conrad retira à Henri le Superbe ses duchés, mais ne parvint pas à établir durablement son autorité sur l’ensemble du royaume. Le conflit se poursuivit avec Henri le Lion, fils d’Henri le Superbe, et avec Welf VI.
Conrad s’efforça de consolider la royauté en s’appuyant sur les princes ecclésiastiques et laïques ainsi que sur les réseaux familiaux des Hohenstaufen. Son autorité resta toutefois limitée par le poids des grands du royaume et par les rivalités entre principautés.
La deuxième croisade
En 1147, Conrad III prit la croix et participa à la deuxième croisade aux côtés du roi de France Louis VII. Il conduisit une importante armée germanique vers la Terre sainte, en passant par l’Empire byzantin. L’expédition fut gravement éprouvée en Anatolie, puis échoua devant Damas en 1148. Conrad regagna l’Occident sans avoir obtenu de succès militaire durable.
Fin du règne et postérité
Conrad III mourut en 1152 à Bamberg. Il ne fut jamais couronné empereur à Rome ; l’appellation d’« empereur germanique » est donc d’usage courant mais historiquement imprécise pour désigner son statut. Son fils étant mort avant lui, la succession revint à son neveu Frédéric de Hohenstaufen, connu sous le nom de Frédéric Barberousse, élu roi des Romains en 1152 puis couronné empereur.

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