×
  • 388 words

Cosme de Jérusalem

Identité

Cosme de Jérusalem, également appelé Cosme de Maïouma ou Cosmas de Maiuma, est un moine, évêque et hymnographe chrétien de langue grecque actif au VIIIe siècle. Il est principalement connu sous les appellations de Cosmas Hymnographus et de Cosmas Melodus. Son surnom de Jérusalem renvoie à la tradition qui l’associe au milieu monastique et ecclésiastique hiérosolymitain.

Vie et milieu

Les récits hagiographiques le présentent comme le compagnon et le frère adoptif de Jean Damascène. Selon cette tradition, Cosme aurait été recueilli puis élevé dans l’entourage de la famille de Jean avant d’entrer dans la vie monastique. Il aurait ensuite vécu au monastère de Saint-Sabas, près de Jérusalem, important centre du monachisme palestinien.

Cosme est généralement identifié au Cosme devenu évêque de Maïouma, port maritime situé près de Gaza. Cette fonction explique la variante « Cosme de Maïouma », tandis que le nom de « Cosme de Jérusalem » souligne son rattachement à la tradition ecclésiastique de la Palestine. Les détails de sa biographie demeurent toutefois en partie dépendants de récits postérieurs.

Œuvre hymnographique

Cosme compte parmi les principaux représentants de l’hymnographie byzantine ancienne. La tradition lui attribue la composition de nombreux canons liturgiques, destinés notamment aux grandes fêtes du calendrier chrétien. Ses œuvres développent une poésie théologique fondée sur les textes bibliques, la célébration des mystères du Christ et la commémoration de la Vierge et des saints.

Plusieurs de ses compositions ont été intégrées à la liturgie byzantine et ont contribué à fixer la forme du canon. Son activité est souvent rapprochée de celle de Jean Damascène, autre figure majeure de l’hymnographie grecque. Cette association ne permet cependant pas toujours de déterminer avec certitude la part respective de chacun dans les œuvres transmises sous leurs noms.

Postérité

Cosme est vénéré comme saint dans les traditions chrétiennes orientales. Sa mémoire liturgique est liée à son activité d’évêque et à l’importance durable de ses hymnes dans le rite byzantin. La notice le rattache à une mort en 781, mais cette datation doit être considérée avec prudence.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr