De insigni obedientia et fide uxoria
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De insigni obedientia et fide uxoria
Identification et titre
De insigni obedientia et fide uxoria est le récit latin de Griselda composé par Francesco Petrarca (Pétrarque, 1304-1374). L’œuvre est également désignée sous les formes Historia Griseldis, Epistola de obedientia Griselidis, De constantia Griseldis mulieris maxime constantie et patientie et De historia Griseldis mulieris maxime constantie et patientie. Les catalogues modernes donnent aussi le titre anglais Petrarch’s Latin tale of Griseldis et le titre français La grande et merveilleuse patience de Grisilidis. Ces diverses appellations renvoient au même récit pétrarquien, centré sur l’obéissance et la fidélité conjugales de Griselda.
Nature et contenu
Le texte relève à la fois de la lettre, du récit exemplaire et de la réécriture morale. Petrarque y raconte l’histoire d’une femme d’origine humble, choisie comme épouse par un seigneur, puis soumise par celui-ci à une série d’épreuves destinées à éprouver sa constance. Griselda accepte les décisions de son mari avec une patience et une obéissance absolues, avant que son statut d’épouse ne soit finalement rétabli.
L’œuvre ne doit pas être confondue avec la nouvelle italienne de Giovanni Boccaccio qui lui sert de modèle narratif, ni avec les nombreuses adaptations françaises et européennes de l’histoire de Griseldis. Le récit pétrarquien transforme toutefois la matière narrative en méditation sur la constance, la fidélité et la vertu, en lui donnant une portée morale et chrétienne.
Auteur, langue et contexte
L’attribution à Francesco Petrarca est solidement établie. Le texte est en latin et appartient à la production épistolaire tardive de l’écrivain. Il est généralement rattaché au recueil des Seniles, où Petrarque reprend et interprète la dernière nouvelle de la dixième journée du Décaméron. La composition est habituellement située dans les dernières années de sa vie, souvent vers 1373, mais les données fournies pour cette notice ne donnent pas de date précise de début ou de fin.
Transmission et portée
Le récit latin de Griselda a contribué à la diffusion médiévale et pré-moderne de ce personnage exemplaire. Par son statut d’épître narrative et son inscription dans l’œuvre de Petrarque, il a servi de relais entre la nouvelle de Boccaccio et diverses traductions, adaptations et réécritures ultérieures. Sa réception a cependant produit des interprétations divergentes : Griselda pouvait être présentée comme modèle de patience et de fidélité, mais aussi comme figure problématique de la soumission conjugale.

Auteur/autrice
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