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De la colère

Identification et titres

De la colère, traditionnellement intitulé en latin De ira ou Ad Novatum de ira, est un traité philosophique de Lucius Annaeus Sénèque, dit Sénèque le Jeune. Il figure également, dans l’organisation traditionnelle des œuvres philosophiques de l’auteur, parmi les Dialogi, sous la désignation de livres III à V. Les formes françaises Sur la colère, De la colère et (De) la colère correspondent à ce même ouvrage.

Nature et contenu

L’œuvre appartient à la littérature morale de Sénèque et relève de la réflexion stoïcienne sur les passions. La colère y est examinée comme un mouvement affectif dangereux, susceptible de troubler le jugement et de conduire à la violence. Le traité s’intéresse à sa définition, à ses causes, à ses manifestations et aux moyens de la prévenir ou de la corriger. L’analyse associe raisonnement philosophique, observations sur les comportements humains et conseils pratiques destinés à la maîtrise de soi.

Le texte est adressé à Novatus, frère de Sénèque, ce que rappelle la forme Ad Novatum conservée dans plusieurs désignations anciennes ou éditoriales. Comme d’autres écrits philosophiques de Sénèque, il adopte une exposition dialoguée au sens large, sans constituer nécessairement un dialogue dramatique entre interlocuteurs identifiables à chaque étape.

Auteur et datation

L’attribution à Sénèque le Jeune est solidement établie. Celui-ci vécut approximativement de 4 avant J.-C. à 65 après J.-C. La date précise de composition du De ira n’est pas renseignée ici et demeure discutée dans le détail. L’ouvrage appartient toutefois au contexte intellectuel de l’Empire romain des débuts, lorsque la philosophie morale stoïcienne fournissait des instruments d’analyse de la conduite individuelle, de l’exercice du pouvoir et des relations sociales.

Langue, transmission et portée

Le De ira est une œuvre latine. Elle a été transmise dans le cadre plus large de la réception médiévale des écrits moraux de Sénèque. Sa réflexion sur la colère, la maîtrise des passions et la conduite raisonnable pouvait trouver place dans la lecture chrétienne et scolaire des auteurs antiques, même si cette réception ne doit pas être confondue avec une assimilation doctrinale complète du stoïcisme. Le texte témoigne ainsi de la conservation, de la lecture et de la réinterprétation médiévales d’une œuvre philosophique romaine.

Auteur/autrice

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