×
  • 476 words

De la faculté des médicaments simples

Identification et titres

De la faculté des médicaments simples désigne un traité médical attribué à Galien et consacré aux propriétés des médicaments simples, c’est-à-dire aux substances employées individuellement avant leur association dans des préparations composées. Le titre latin le plus développé est De simplicium medicamentorum facultatibus libri undecim, également attesté sous les formes De simplicium medicamentorum temperamentis ac facultatibus, De simplicium medicamentorum temperamentis et facultatibus et De simplici medicina.

La documentation mentionne aussi la forme De simplicibus medicinis ad Paternianum, ainsi qu’une désignation faisant intervenir Galien et une traduction attribuée, avec réserve, à Constantin l’Africain. Ces intitulés ne doivent toutefois pas être considérés sans précaution comme des titres uniformes ou comme la preuve d’une version médiévale unique. Les divisions conservées ou signalées comprennent notamment De simplici medicina, I-VI, De simplici medicina, VI-XI et De simplici medicina, VII-XI.

Nature et contenu général

L’œuvre relève de la pharmacologie médicale antique et médiévale. Elle examine les facultés des substances simples, entendues comme leurs effets propres dans le traitement des maladies, ainsi que leur tempérament ou leurs qualités. Dans le vocabulaire médical galénique, l’évaluation d’un médicament s’inscrit dans une théorie des qualités et de leurs degrés ; le traité appartient ainsi au versant théorique et descriptif de la médecine, tout en fournissant des données destinées à la pratique thérapeutique.

Le nombre traditionnel de onze livres constitue un élément important de l’identification de l’œuvre. Les formes abrégées ou divisées en groupes de livres peuvent correspondre à des unités de transmission ou de catalogage plutôt qu’à des œuvres distinctes. Le titre français retenu traduit la notion de facultas, c’est-à-dire la propriété ou la puissance médicinale attribuée à une substance.

Transmission médiévale et attribution

Dans le Moyen Âge latin, le traité est connu principalement à travers des formes latines de l’œuvre galénique. La tradition bibliographique a parfois mis en relation certains témoins ou certaines sections avec Constantin l’Africain, figure majeure de la transmission médicale gréco-arabe et arabe-latine en Occident. Toutefois, l’attribution de la forme intitulée De simplicibus medicinis ad Paternianum à une traduction de Constantin est ici donnée comme hypothétique et ne permet pas de caractériser à elle seule l’ensemble du traité.

L’œuvre témoigne plus largement de la place de la pharmacologie galénique dans la médecine médiévale : les médicaments simples formaient une base essentielle de la thérapeutique, de la classification des substances et de la composition des remèdes.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr