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De la génération et de la corruption

Identification et titres

De la génération et de la corruption est le titre français d’un traité attribué à Aristote, philosophe grec du IVe siècle av. J.-C. Son titre grec est Περὶ γενέσεως καὶ φθορᾶς (Perì genéseōs kaì phthorâs), également transcrit Peri geneseos kai phthoras ou Aristotelous Peri geneseōs kai phthoras. Les formes françaises De la génération et de la corruption, De la génération et de la corruption, Sur la génération et la corruption, (De la) génération et de la corruption et Traité de la production et de la destruction des choses désignent la même œuvre dans la notice considérée.

L’ouvrage est également attesté sous des formes signalant des traductions latines médiévales : Aristote, De la génération et de la corruption (trad. Henri Aristippe) et Aristote, De la génération et de la corruption (trad. Guillaume de Moerbeke). Ces variantes ne constituent pas nécessairement des œuvres distinctes, mais renvoient à des états ou à des versions de transmission différents.

Nature et contenu philosophique

Le traité appartient aux écrits de philosophie naturelle attribués à Aristote. Il porte sur les processus par lesquels les corps naturels viennent à l’existence et cessent d’être ce qu’ils sont, ainsi que sur les transformations qui affectent la matière. La génération et la corruption y sont envisagées comme des phénomènes fondamentaux de la nature, en relation avec les notions de changement, de composition et de dissolution des corps.

Dans le cadre de la physique aristotélicienne, l’œuvre examine notamment les transformations substantielles et les altérations naturelles. Elle s’inscrit ainsi dans l’étude générale du monde sensible et complète les traités consacrés au mouvement, aux éléments et aux phénomènes naturels. L’intitulé ne doit toutefois pas être compris comme une œuvre médiévale : il s’agit d’un texte antique dont la présence dans la culture médiévale dépend de sa transmission et de sa traduction.

Transmission médiévale et portée

La mention de traductions associées à Henri Aristippe et à Guillaume de Moerbeke témoigne de l’intégration du traité dans les circuits médiévaux de transmission de la philosophie aristotélicienne. Sous sa forme latine, l’œuvre a pu être lue dans les milieux où la philosophie naturelle d’Aristote était étudiée, commentée et mise en relation avec les autres composantes de son corpus.

La notice ne fournit cependant ni la datation précise des traductions, ni les circonstances de leur réalisation, ni la liste des témoins manuscrits. L’attribution à Aristote est suffisamment établie pour être retenue comme identification canonique, tandis que les différentes formes de titre permettent de distinguer les désignations grecques, françaises et traductologiques de l’œuvre.

Auteur/autrice

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