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De la sensation et des sensibles

Identification

De la sensation et des sensibles est le titre français d’un traité attribué à Aristote et généralement connu, dans sa forme latine, sous le titre De sensu et sensibilibus. Le titre grec correspondant est Περὶ αἰσθήσεως καὶ αἰσθητῶν (Perì aisthḗseōs kaì aisthētō̂n). L’œuvre appartient à l’ensemble des traités consacrés aux phénomènes naturels et psychophysiologiques, traditionnellement regroupés sous le nom de Parva naturalia.

Les variantes françaises enregistrées comprennent Du sens et des sensibles, Du sens et des choses sensibles et (De la) sensation et des sensibles. La forme Aristotle. De sensu et sensibilibus correspond à la désignation latine de l’œuvre, tandis que la mention d’une traduction française anonyme signale une transmission en langue vernaculaire dont l’identification précise n’est pas fournie ici.

Nature et contenu doctrinal

Le traité porte sur la sensation et sur les objets accessibles aux sens. Dans le cadre de la philosophie naturelle aristotélicienne, il examine les facultés sensitives, les organes et les conditions de la perception, ainsi que certaines propriétés des sensibles. Il prolonge ainsi les analyses consacrées à l’âme et à la connaissance sensible, sans se confondre avec le traité De anima.

La notion de « sensible » désigne ce qui peut être perçu par les sens. Le traité s’inscrit dans une réflexion sur les opérations de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, du goût et du toucher, ainsi que sur les rapports entre les qualités perçues et les processus corporels qui rendent la sensation possible. Cette orientation explique son importance dans l’histoire médiévale de la philosophie naturelle et de la théorie de la connaissance.

Attribution, langue et réception médiévale

L’attribution à Aristote est la désignation traditionnelle et largement établie de l’œuvre. Aristote, philosophe grec né en 384 et mort en 322 avant notre ère, a composé l’ensemble auquel le traité est rattaché, mais la date précise de rédaction de De sensu et sensibilibus n’est pas indiquée dans les données disponibles.

Le texte a circulé dans un environnement savant où le grec aristotélicien a été transmis et étudié en latin. Sa présence dans la culture médiévale tient notamment à l’intérêt porté aux traités naturels d’Aristote, à la sensation et aux rapports entre l’âme et le corps. La forme française attestée dans les variantes correspond à une traduction ou à une adaptation dont l’auteur, la date et le contexte de production ne sont pas précisés.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr