De magnitudinibus et distantiis solis et lunae
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De magnitudinibus et distantiis solis et lunae
Identification
De magnitudinibus et distantiis solis et lunae est un traité d’astronomie mathématique attribué à Aristarque de Samos, mathématicien et astronome grec généralement situé entre 320 et 250 av. J.-C. Le titre latin signifie « Sur les grandeurs et les distances du soleil et de la lune ». L’œuvre est également désignée sous les formes De magnitudinibus et distantiis solis et lunae, Aristarchus Samius: De magnitudinibus et distantiis solis et lunae, On the Sizes and Distances et « Sur les grandeurs et les distances du soleil et de la lune ».
Nature et contenu
Le texte relève de la géométrie astronomique. Il cherche à déterminer, au moyen de rapports et de démonstrations géométriques, les dimensions relatives du soleil et de la lune ainsi que leurs distances par rapport à la Terre. Le raisonnement s’appuie notamment sur les configurations observables du croissant lunaire et des éclipses. Les résultats obtenus par Aristarque demeurent fortement dépendants des mesures angulaires disponibles dans l’Antiquité, mais la méthode constitue un exemple important de traitement mathématique des phénomènes célestes.
Le traité doit être distingué des écrits attribués à Aristarque sur l’hypothèse héliocentrique. Le texte consacré aux grandeurs et aux distances du soleil et de la lune ne se confond pas avec un traité autonome portant sur l’ordre ou le mouvement des astres, même si son étude des dimensions célestes s’inscrit dans la même histoire ancienne de l’astronomie.
Attribution, langue et transmission
L’attribution à Aristarque de Samos est traditionnellement admise pour cette œuvre. La composition originale est en grec ancien. En revanche, les informations fournies ici ne permettent pas de fixer avec sûreté la date de rédaction du traité ni de décrire précisément les manuscrits médiévaux qui en assurent la transmission.
Pour l’histoire médiévale, l’intérêt de l’œuvre tient à la conservation et à la circulation d’un savoir astronomique grec susceptible d’être connu, étudié ou transmis dans les milieux savants postérieurs. Toutefois, la présente notice ne permet pas d’établir une chaîne précise de traduction, un témoin manuscrit particulier ou une réception médiévale déterminée. Son inclusion dans une encyclopédie couvrant le Moyen Âge relève donc principalement de l’histoire de la transmission des œuvres scientifiques antiques et de leur présence dans la culture savante médiévale.

Auteur/autrice
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