De mineralibus
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De mineralibus
Identification et nature de l’œuvre
De mineralibus est un traité latin de minéralogie et de philosophie naturelle attribué à Albert le Grand, théologien et philosophe dominicain du XIIIe siècle. L’œuvre examine les corps minéraux, notamment les pierres, les métaux et d’autres matières produites dans le monde terrestre. Elle s’inscrit dans l’ambition encyclopédique d’Albert, qui cherche à décrire la nature en combinant l’observation, l’héritage antique et la pensée aristotélicienne.
Le titre canonique est De mineralibus. La documentation associe également à cette œuvre les formes De lapidibus, Liber de lapidibus et mineralibus, Liber mineralium et Mineralia. Ces variantes peuvent refléter des usages de catalogue, des traditions de désignation ou une focalisation particulière sur les pierres et les minéraux ; elles ne doivent pas nécessairement être interprétées comme des titres d’œuvres distinctes sans vérification de la tradition manuscrite et éditoriale.
Auteur et contexte
L’attribution à Albert le Grand est solidement établie dans la tradition moderne et documentaire. Albertus Magnus, né vers 1193 ou 1200 et mort en 1280, fut l’une des principales figures de la réception médiévale d’Aristote. Le De mineralibus appartient au courant de la littérature naturaliste latine qui, au XIIIe siècle, organise les connaissances sur les êtres et les phénomènes naturels selon des catégories philosophiques héritées de l’Antiquité et renouvelées par les traductions et commentaires aristotéliciens.
Le traité ne relève pas seulement du lapidaire au sens pratique ou magique. Il participe à une réflexion sur la constitution, les propriétés et la génération des corps minéraux. Comme dans d’autres œuvres naturelles attribuées à Albert, l’exposé articule des autorités livresques et des remarques sur les propriétés observables des substances. Son intérêt tient ainsi autant à l’histoire des savoirs sur la nature qu’à la description médiévale des pierres et des métaux.
Langue et portée
L’œuvre est rédigée en latin, langue savante de l’enseignement et de la transmission des savoirs dans l’Occident médiéval. Elle témoigne de l’intégration de la minéralogie dans la philosophie naturelle scolastique. Sa réception a contribué à faire d’Albert le Grand une autorité majeure pour l’histoire médiévale des sciences naturelles, même si les conditions précises de sa diffusion doivent être étudiées selon les témoins et les éditions concernés.

Auteur/autrice
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