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De obitu Valentiniani

Identification

De obitu Valentiniani est une oraison funèbre chrétienne attribuée à Ambroise, évêque de Milan, mort en 397. Le titre signifie « Sur la mort de Valentinien » et désigne l’hommage consacré à l’empereur Valentinien II, mort en 392. L’œuvre est également citée sous les formes Ambrosius, De obitu Valentiniani et Ambroise, De obitu Valentiniani.

Nature et contexte

Le texte appartient au genre de l’oraison funèbre tardo-antique, à la rencontre de la rhétorique héritée de l’Antiquité et de la prédication chrétienne. Ambroise y transforme le deuil politique provoqué par la disparition de l’empereur en une réflexion sur la mort, la providence divine et l’espérance du salut. Comme dans d’autres écrits funèbres de l’évêque de Milan, l’éloge du défunt s’inscrit dans une interprétation chrétienne de l’histoire impériale.

Valentinien II, empereur d’Occident, mourut en mai 392 dans des circonstances qui furent rapidement entourées de controverses politiques. Son décès survint dans un contexte de rivalités entre les pouvoirs impériaux et de tensions religieuses. L’oraison d’Ambroise doit donc être comprise à la fois comme un discours de consolation et comme une prise de parole épiscopale au sujet de la mémoire d’un souverain chrétien.

Auteur et datation

L’attribution à Ambroise est solidement établie dans la tradition du corpus ambrosien. L’œuvre a été composée peu après la mort de Valentinien II, en 392 ou dans les années immédiatement suivantes. La date précise de rédaction ou de prononciation n’est toutefois pas indiquée par les données disponibles. Le texte est généralement rapproché du De obitu Theodosii, autre oraison funèbre d’Ambroise, prononcée après la mort de Théodose Ier en 395, sans qu’il faille pour autant les confondre.

Langue et portée

Le titre latin indique une œuvre rédigée en latin, langue de la prédication et de l’administration ecclésiastique d’Ambroise en Italie. Le De obitu Valentiniani témoigne du rôle joué par les évêques dans la construction de la mémoire impériale à la fin du IVe siècle. Il illustre aussi l’intégration des formes de l’éloquence funèbre romaine dans une vision chrétienne de la mort et du pouvoir.

Auteur/autrice

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