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De vocatione omnium gentium

Identification et titre

De vocatione omnium gentium (« La vocation de toutes les nations ») est un traité théologique latin consacré à l’universalité du dessein salvifique de Dieu et à l’articulation entre la grâce divine, la liberté humaine et la prédestination. L’œuvre est également désignée sous la forme abrégée De vocatione gentium. Elle a parfois été transmise ou cataloguée sous le nom d’Ambroise, généralement avec la mention Pseudo-Ambrosius, tandis qu’une attribution à Prosper d’Aquitaine est aujourd’hui fréquemment retenue ou discutée.

Nature et contexte

Le texte appartient à la littérature théologique latine de l’Antiquité tardive, dans le contexte des controverses suscitées par le pélagianisme et les débats sur la grâce. Il examine notamment la manière dont le salut peut être offert aux peuples et aux individus sans que soient supprimées la responsabilité et la liberté humaines. Sa réflexion s’inscrit dans les discussions occidentales sur l’initiative de la grâce, la foi, le mérite et la prédestination.

L’ouvrage est organisé en deux livres. Son argumentation mobilise l’exégèse biblique et la tradition doctrinale chrétienne afin de défendre une conception équilibrée de l’action divine et de la réponse humaine. Le titre met particulièrement en avant l’extension du salut au-delà du peuple d’Israël, thème important de la théologie chrétienne de l’Antiquité tardive.

Auteur et datation

L’attribution traditionnelle à Prosper d’Aquitaine, théologien latin actif au milieu du Ve siècle et proche des débats augustiniens sur la grâce, explique la présence de son nom dans plusieurs formes de titre. Cette attribution n’est toutefois pas absolument assurée. Le texte a aussi circulé sous le nom d’Ambroise de Milan, mais cette désignation est considérée comme pseudépigraphique. La composition est généralement placée au Ve siècle, sans qu’une date précise puisse être fixée avec certitude.

Langue et portée

Rédigé en latin, le traité témoigne des préoccupations doctrinales de l’Église occidentale à l’époque où les positions augustiniennes sur la grâce faisaient l’objet d’interprétations et de débats. Il constitue ainsi un document important pour l’histoire de la théologie latine de la grâce et pour l’étude des formes d’attribution d’œuvres théologiques dans la tradition manuscrite et éditoriale médiévale.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr