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Defensorium montis pietatis

Identification et titre

Defensorium montis pietatis est un traité médiéval consacré à la défense des monts-de-piété, institutions de prêt sur gage destinées à fournir un crédit modéré aux personnes dépourvues de ressources. Le titre latin signifie « Défense du mont-de-piété » ou « Défense des monts-de-piété ». La notice transmet également la forme bibliographique BUSTI (Bernardinus de): Defensorium montis pietatis.

Le titre renvoie à une œuvre déterminée de Bernardino de Busti, et non à une simple mention générale des monts-de-piété. Les formes enregistrées, Defensorium montis pietatis et Bernardino de Busti, associent le traité à cet auteur franciscain et théologien italien de la fin du Moyen Âge.

Nature et contexte

L’ouvrage appartient au genre des traités de défense et de justification théologique des monts-de-piété. Ces établissements suscitèrent des débats dans les milieux ecclésiastiques et universitaires, notamment en raison de la question du prêt à intérêt et de la licéité d’une rémunération destinée à couvrir les frais de fonctionnement. Le Defensorium s’inscrit ainsi dans les discussions médiévales sur l’usure, la pauvreté, la charité et les formes légitimes du crédit.

Les monts-de-piété se développèrent surtout dans les villes italiennes à la fin du XVe siècle, souvent avec l’appui de prédicateurs et de religieux observants. Leur objectif était de proposer des prêts sur gage à des conditions moins lourdes que celles pratiquées par certains prêteurs privés. La défense de ces institutions répondait donc à une question à la fois morale, juridique, économique et pastorale.

Auteur, langue et transmission

Bernardino de Busti, également nommé Bernardinus de Busti, est généralement tenu pour l’auteur du traité. Il est présenté comme un religieux franciscain et un théologien actif dans l’Italie de la fin du XVe siècle. L’œuvre est rédigée en latin, langue habituelle des traités théologiques et juridiques savants de cette période.

La transmission du Defensorium montis pietatis est liée à l’essor de l’imprimerie à la fin du XVe siècle, qui favorisa la diffusion des écrits destinés à soutenir les nouvelles institutions de crédit charitable. La date exacte de composition n’est pas renseignée ici ; l’œuvre doit toutefois être replacée dans les controverses de la fin du Moyen Âge relatives à la légitimité des monts-de-piété.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr