Des termes extrêmes des biens et des maux
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Des termes extrêmes des biens et des maux
Identification et titres
Des termes extrêmes des biens et des maux est le titre français correspondant au traité philosophique latin de Cicéron, De finibus bonorum et malorum. L’ouvrage est également désigné, dans la tradition française, sous les formes Des biens et des maux, Des suprêmes biens et des suprêmes maux, Des vrais biens et des vrais maux ou Fins des biens et des maux. La formule latine De finibus renvoie aux « fins », c’est-à-dire aux biens ultimes qui déterminent la conduite humaine, plutôt qu’à une simple limite ou à une conclusion.
Nature et contenu
Il s’agit d’un traité philosophique en cinq livres, composé sous la forme de discussions et d’exposés argumentés. Cicéron y examine plusieurs conceptions hellénistiques du souverain bien et de la vie heureuse, notamment celles de l’épicurisme, du stoïcisme et de l’Académie. L’ouvrage porte ainsi sur le rapport entre plaisir, vertu, devoir, sagesse et bonheur. Comme dans plusieurs écrits philosophiques cicéroniens, la présentation des doctrines sert à la fois l’examen critique et la diffusion en latin de débats issus de la philosophie grecque.
Auteur, date et langue
L’auteur est Marcus Tullius Cicero, ou Cicéron (106-43 av. J.-C.), homme politique, orateur et écrivain romain. Le traité appartient à la période philosophique de sa production et est généralement daté de 45 av. J.-C. Il est rédigé en latin, tout en s’appuyant sur une terminologie et sur des traditions conceptuelles grecques. Son organisation en dialogues ou en échanges doctrinaux relève d’une écriture philosophique adaptée au public latin cultivé de la fin de la République romaine.
Portée médiévale
Dans le Moyen Âge latin, le De finibus bonorum et malorum a constitué un texte de référence pour la connaissance de la philosophie morale antique. Sa transmission a contribué à maintenir accessibles des éléments de la pensée hellénistique, en particulier les discussions sur la vertu, le plaisir et le souverain bien. L’œuvre pouvait être lue dans le cadre de l’étude de la philosophie morale et de la lecture des autorités classiques, même si sa réception médiévale ne se réduit pas à une interprétation unique. Les titres français mentionnés ci-dessus sont des désignations modernes ou traditionnelles en langue vernaculaire, tandis que le titre latin demeure la forme d’identification savante de l’œuvre.

Auteur/autrice
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