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Église catholique. Diocèse. Narbonne, Aude

Identification et dénominations

Le diocèse de Narbonne est une circonscription ecclésiastique de l’Église catholique dont le siège se trouve à Narbonne, dans l’actuel département de l’Aude. Pour la période médiévale, l’institution est également désignée comme l’archevêché de Narbonne, ou comme l’Église de Narbonne. Les formes latines Dioecesis Narbonensis et Archidioecesis Narbonensis, ainsi que les appellations « Évêché de Narbonne », « Narbonne. Évêché », « Narbonne. Archevêché » et Archdiocese of Narbonne, correspondent aux variantes relevées pour cette entité documentaire.

La mention du département de l’Aude relève d’une désambiguïsation moderne. Elle ne décrit pas nécessairement les limites médiévales de la circonscription, lesquelles ne se confondaient pas automatiquement avec celles d’un département contemporain.

Nature et statut médiéval

Dans le cadre de l’Église latine médiévale, Narbonne constitue un siège épiscopal élevé au rang archiépiscopal. Son titulaire est donc un archevêque, et l’institution exerce les fonctions propres à un diocèse : gouvernement pastoral du clergé et des communautés chrétiennes, administration des biens ecclésiastiques, encadrement de la liturgie et juridiction ecclésiastique dans les limites de son ressort.

En tant qu’archevêché, Narbonne appartient à l’organisation métropolitaine de l’Église. L’archevêque dispose à ce titre de prérogatives de métropolitain à l’égard des sièges relevant de sa province ecclésiastique, selon les usages et le droit canonique en vigueur aux différentes périodes du Moyen Âge. La portée concrète de ces prérogatives dépend toutefois des transformations institutionnelles, politiques et territoriales survenues entre le haut et le bas Moyen Âge.

Implantation et contexte

Le siège est implanté à Narbonne, ancienne cité de la Gaule méridionale devenue un centre ecclésiastique important. L’archevêché s’inscrit dans l’histoire religieuse de la Septimanie puis des territoires méridionaux associés au royaume de France et à la principauté comtale de Toulouse, sans que ces cadres politiques successifs puissent être assimilés aux frontières de la province ecclésiastique.

L’organisation entretient nécessairement des rapports avec les autorités ecclésiastiques, les établissements religieux et les pouvoirs laïques de son ressort, mais la nature précise de ces relations varie selon les périodes et les dossiers documentaires. Les variantes « diocèse » et « archevêché » doivent être comprises avec prudence : elles peuvent désigner la même institution à des moments ou dans des contextes de description différents, sans constituer automatiquement deux entités distinctes.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr