Enzo (roi de Sardaigne, 1220?-1272)
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Enzo de Sardaigne
Identité et famille
Enzo, également appelé Enzio, Enzio von Sardinien ou Enzo di Svevia, est un prince de la maison de Hohenstaufen, fils de l’empereur Frédéric II. Né vraisemblablement vers 1220 et mort à Bologne en 1272, il appartient à la génération des princes engagés dans les conflits opposant l’Empire aux communes italiennes et à la papauté.
Le titre de roi de Sardaigne
Enzo reçut le titre de roi de Sardaigne en 1238, dans le cadre de la politique de Frédéric II visant à renforcer l’influence impériale en Italie. Cette dignité ne correspondait pas à un contrôle uniforme de l’île : la Sardaigne était alors divisée entre plusieurs pouvoirs et faisait l’objet de revendications concurrentes, notamment de la part de la papauté et de familles aristocratiques locales.
Le titre royal d’Enzo fut lié à son mariage avec Adelasia, héritière de possessions importantes dans le nord de la Sardaigne. L’union ne lui permit toutefois pas d’établir durablement son autorité sur l’ensemble de l’île. Les affaires sardes s’inscrivaient dans le conflit plus large entre Frédéric II et la papauté, qui refusait la consolidation de la puissance impériale en Méditerranée occidentale.
Guerre en Italie et captivité
Enzo joua un rôle militaire au service de son père. Il intervint dans les luttes qui opposaient les forces impériales aux communes italiennes favorables à la papauté. En 1249, alors qu’il commandait une armée impériale, il fut vaincu et capturé par les Bolonais lors de la bataille de Fossalta, près de Modène.
Sa captivité, qui se prolongea jusqu’à sa mort, devint un épisode célèbre de l’histoire politique de l’Italie communale. Détenu à Bologne dans des conditions honorables mais sans possibilité de libération, Enzo conserva son titre et une certaine visibilité politique. Plusieurs démarches de négociation furent entreprises, sans aboutir à sa remise en liberté. Il mourut à Bologne en 1272 et fut enseveli dans la basilique San Domenico.
Postérité
La figure d’Enzo fut durablement associée à la résistance bolonaise aux Hohenstaufen et au destin des princes captifs. Son nom apparaît sous des formes variées dans les traditions italienne, allemande et française, notamment Enzio, Heinrich ou Heinz. Ces dernières formes peuvent toutefois résulter de traditions onomastiques distinctes et ne désignent pas nécessairement des usages équivalents dans tous les documents.

Auteur/autrice
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