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Epistola Pontii Pilati

Identification

Epistola Pontii Pilati, également désignée sous les titres Epistola ad Tiberium, Epistola de nece Christi ad Tiberium, Epistola de virtutibus Christi ad Tiberium ou Epistula quam misit Pontius Pilatus Tiberio, est une œuvre chrétienne pseudépigraphique attribuée à Ponce Pilate. Elle se présente comme une lettre adressée à l’empereur Tibère, généralement en rapport avec la mort de Jésus et avec les événements qui l’ont suivie.

Les formes anglaises Letter of Pontius Pilate et Letter of Pilate to Tiberius correspondent à cette même désignation générale. Le titre ne doit toutefois pas être compris comme la preuve de l’existence d’un texte unique et stable : il peut recouvrir des rédactions, des versions ou des traditions textuelles distinctes.

Nature et attribution

L’œuvre relève de la littérature chrétienne apocryphe et de la pseudépigraphie. L’attribution à Ponce Pilate est fictive ou, du moins, historiquement invérifiable. Le nom de Pilate sert à donner au récit l’autorité d’un témoin officiel des événements évangéliques, tandis que l’adresse à Tibère inscrit le texte dans un cadre impérial romain.

Les intitulés conservés mettent l’accent soit sur la mort du Christ (de nece Christi), soit sur ses vertus et ses actions (de virtutibus Christi). Ces variations montrent que la lettre a pu être reçue selon plusieurs orientations narratives ou doctrinales. Elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir une version primitive ni à identifier une rédaction précise.

Contexte médiéval et transmission

La figure de la lettre de Pilate à Tibère appartient à un ensemble plus large de récits apocryphes consacrés à la Passion, à la Résurrection et à la réception de la nouvelle du Christ par les autorités romaines. De tels textes ont contribué à développer, dans la culture chrétienne médiévale, les récits périphériques aux Évangiles canoniques et les représentations de Pilate comme témoin, juge ou responsable de la condamnation de Jésus.

Les titres enregistrés sont majoritairement latins et témoignent d’une transmission latine ou d’une désignation latine de l’œuvre. En revanche, les éléments disponibles ne permettent pas de fixer avec sûreté la date de composition, le lieu d’origine, l’auteur réel, ni la relation exacte entre les différentes formes de la lettre. L’existence d’une tradition médiévale ne permet pas davantage de dater la rédaction initiale au Moyen Âge.

Auteur/autrice

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