Épîtres
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Épîtres
Identification et titres
Les Épîtres désignent ici la collection grecque connue sous le nom d’Épîtres de Phalaris (Phalaridos Epistolai, Ἐπιστολαί, Epistolaí). Le titre traditionnel les attribue à Phalaris, tyran d’Agrigente en Sicile, généralement situé au VIe siècle avant notre ère. Cette attribution est toutefois considérée comme pseudépigraphique : l’auteur historique des lettres n’est pas établi et ne doit pas être confondu avec le personnage auquel elles sont attribuées.
La notice recouvre plusieurs formes de titre, notamment Epistles of Phalaris, Letters of Phalaris, Épistres et Phalaridos Epistolai. Les variantes grecques Ἐπιστολαί et Ὲπιστολαί correspondent au titre générique de « lettres » ou « épîtres ». Une forme enregistrée mentionne également une traduction française attribuée à François d’Arezzo ; cette indication doit être distinguée de l’identification de la collection grecque elle-même.
Nature et attribution
Il s’agit d’un recueil de lettres littéraires en langue grecque, transmis sous le nom d’un souverain ancien réputé pour sa tyrannie. L’attribution à Phalaris relève de la tradition du texte et non d’une preuve historique. La collection appartient ainsi au domaine des écrits pseudépigraphiques : son intérêt tient autant à la construction d’une voix d’auteur antique qu’à l’information qu’elle pourrait fournir sur le tyran historique.
La datation de la composition n’est pas renseignée avec certitude dans les données disponibles. Il convient donc de ne pas dater uniformément les lettres du VIe siècle avant notre ère, qui correspond à la période traditionnellement assignée à Phalaris. De même, l’absence d’éléments précis ne permet pas de fixer ici un lieu de rédaction ni de décrire une tradition manuscrite particulière.
Réception médiévale et portée
Au Moyen Âge, les Épîtres de Phalaris relèvent de la transmission des textes antiques attribués à des figures historiques célèbres. Leur présence sous des titres latins, grecs et vernaculaires témoigne d’une circulation dans des milieux de lecture différents, mais les données disponibles ne permettent pas de préciser les manuscrits, les centres de copie ou l’ampleur exacte de cette réception. La mention d’une traduction française signale néanmoins une appropriation en langue vernaculaire.

Auteur/autrice
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