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Famille Asperlin

Origines et implantation valaisanne

La famille Asperlin est une famille noble valaisanne aujourd’hui éteinte. Son nom semble provenir du lieudit zum Asp, c’est-à-dire « au tremble », situé près de Baltschieder, dans le Haut-Valais. Cette origine toponymique est vraisemblable, mais elle ne permet pas à elle seule de reconstituer les premières étapes de la lignée.

La famille est attestée dès le XIIIe siècle. Le premier membre connu est Petrus dictus Hesperlin de Ponczirro, originaire de Baltschieder et mentionné en 1290 comme major de Rarogne. Cette fonction, exercée dans une circonscription administrative et judiciaire, témoigne de l’intégration précoce des Asperlin dans les structures de pouvoir du Valais médiéval.

Au cours du Moyen Âge, des membres de la famille s’établirent à Rarogne, à Viège et à Stalden. Plusieurs Asperlin exercèrent la charge de mayor de Rarogne, office qui leur conféra une influence locale importante. La famille compta ainsi parmi les lignées dirigeantes de certaines communautés valaisannes, même si les liens généalogiques détaillés entre tous ses représentants ne sont pas conservés de manière également précise.

Les Asperlin dans la vie politique et ecclésiastique

Les Asperlin occupèrent des positions à la fois civiles et ecclésiastiques. Henri Asperlin fut évêque de Sion de 1451 à 1457. Son épiscopat s’inscrit dans une période où l’évêque de Sion exerçait non seulement une autorité religieuse, mais également un rôle politique majeur dans le Valais. La présence d’un Asperlin à la tête du diocèse confirme le rang atteint par la famille au milieu du XVe siècle.

Le frère d’Henri, Rodolphe Asperlin, est présenté comme l’un des Valaisans les plus puissants et les plus riches de son temps. Son importance illustre l’ascension sociale de la lignée, fondée sur l’exercice de charges publiques, la possession de biens et l’insertion dans les réseaux aristocratiques régionaux.

La branche vaudoise

À l’époque moderne, Petermann Asperlin, fils de Rodolphe, fut à l’origine de la branche vaudoise de la famille. Par son mariage avec Colette de Gléresse, il acquit plusieurs seigneuries, parmi lesquelles Bavois. Il fut reçu à la bourgeoisie d’Aubonne en 1619, puis à celle de Lausanne en 1650. Ces admissions attestent l’élargissement de l’implantation familiale au-delà du Valais et l’intégration de Petermann dans les élites urbaines du pays de Vaud.

Son fils Laurent épousa Marie Champion. Celle-ci apporta en dot l’autre moitié de la seigneurie de Bavois, ainsi que les seigneuries de Ballaigues et de Lignerolle. Par cette alliance, les Asperlin renforcèrent leur position foncière et seigneuriale dans le Jura vaudois. La branche vaudoise disposa dès lors d’un patrimoine composé de plusieurs droits et domaines seigneuriaux, dont l’importance reposait autant sur les revenus attachés aux seigneuries que sur le prestige social qu’elles conféraient.

Extinction et armoiries

La branche vaudoise s’éteignit en 1759 avec Jean-Salomon d’Asperling, seigneur de Ballaigues. Sa fille Émilie épousa Victor de Gingins, seigneur d’Orny. Cette alliance marqua la transmission de l’héritage familial dans une autre maison noble, sans assurer la continuation du nom Asperlin.

Les armes attribuées à la famille se blasonnent ainsi : d’or au lion d’azur, lampassé et couronné de gueules. Le champ d’or porte donc un lion bleu, dont la langue et la couronne sont rouges. Ce blason est associé à la famille Asperlin dans la tradition héraldique valaisanne et vaudoise.

Auteur/autrice

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