Famille d’Agrain des Ubas
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Famille d’Agrain des Ubas
Origines et implantation
La famille d’Agrain des Ubas est une famille noble du Vivarais, implantée dans l’actuel département de l’Ardèche. Sa filiation suivie remonte au XIVe siècle, avec Béraud d’Agrain, seigneur des Ubas à Saint-Étienne-de-Lugdarès. Il épousa Catherine de Vernon, dame de Vernon et fille unique de Raymond de Vernon, lors d’un mariage daté du 10 juillet 1365 dans la tradition généalogique retenue ici ; une autre indication donne le 10 juin de la même année.
Cette implantation vivaroise doit être distinguée de la seigneurie d’Agrain située en Velay. Un château d’Agrain est attesté dans le Velay dès le XIIIe siècle, mais aucun château portant ce nom n’est signalé en Vivarais. Les liens entre ces différents ensembles seigneuriaux et familiaux ne sont pas établis de manière concluante.
Filiation médiévale
Après Béraud, la lignée se poursuit avec Jean d’Agrain, seigneur des Ubas et de Vernon. Marié en 1403 à Éléonore Bourbat, il rendit hommage au vicomte de Polignac en 1411. Son fils Pierre d’Agrain, seigneur des Ubas et coseigneur de Vernon, épousa Jeanne de La Motte-Brion le 7 novembre 1444. Le 15 octobre 1493, Pierre effectua une donation à son fils Eustache d’Agrain, qui lui succéda dans la seigneurie des Ubas et épousa Charlotte de Jurquet de Montjésieu.
Cette succession constitue le noyau documentaire de la généalogie de la famille. Elle montre une continuité seigneuriale et matrimoniale dans le Vivarais à partir de la seconde moitié du XIVe siècle, sans permettre pour autant de la faire remonter avec certitude à des personnages plus anciens portant un nom semblable.
De la Renaissance au XVIIe siècle
Gaspard d’Agrain, seigneur des Ubas, épousa Marguerite de Prunet en 1530 et mourut avant 1600. Son descendant Jean d’Agrain fut seigneur des Ubas, coseigneur de Vernon et de Valgorge. Il épousa successivement Louise de Beaumont, en 1611, puis Louise de Chastel de Condres, en 1619. Il rendit hommage en 1639 et en 1641.
Issu de son second mariage, Nicolas d’Agrain fut seigneur des Ubas, de Vernon et de Chazeaux. Son mariage avec Anne de Hautefort de Lestrange eut lieu en 1659. Il fut maintenu dans sa noblesse par jugement du 13 décembre 1668. Cette décision constitue un jalon important dans la reconnaissance administrative de la famille et confirme alors sa place parmi les familles nobles du Languedoc et du Vivarais.
Nicolas eut notamment deux fils à l’origine de deux rameaux. Jean poursuivit la branche aînée, qui conserva la seigneurie des Ubas. Christophe fut l’auteur d’une branche cadette, également désignée sous la forme « d’Agrain des Hubas ». Cette branche posséda notamment les seigneuries de Puech, de Saint-Alban et des Vans.
Branches et derniers représentants
La branche aînée se prolongea par Jean d’Agrain, seigneur des Ubas, marié en 1693 à Louise de Beaumont de Brisson, puis par Joseph d’Agrain, marié en 1730 à Marie de Perrotin de Marichard. Louis-François d’Agrain, marié en 1754 à Marie-Anne de Milhet, fut le père de Philippe-Charles d’Agrain des Ubas, né en 1768.
Philippe-Charles fut chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’honneur. Il exerça les fonctions de sous-préfet de Belfort de 1823 à 1828. Marié à Marie-Pétronille Blisset-Roger’s, il eut un fils qui mourut avant lui. Philippe-Charles mourut en 1828 ; la famille d’Agrain des Ubas est généralement considérée comme éteinte à cette date. La branche issue de Christophe s’éteignit également avec Eugénie-Julie d’Agrain, née en 1774, qui fut pensionnaire à la Maison royale de Saint-Cyr.
Attributions anciennes et armoiries
À partir du XIXe siècle, certains auteurs ont voulu rattacher la famille vivaroise au chevalier Eustache Grenier, ou Granarius, seigneur de Sidon et de Césarée et régent du royaume de Jérusalem au XIIe siècle. Cette identification, fondée principalement sur une ressemblance de nom, a été reprise dans plusieurs ouvrages, mais elle ne repose sur aucune preuve généalogique établie. Elle a été contestée par des historiens et doit rester présentée comme une hypothèse sans valeur démontrée.
Les armes attribuées à la famille sont : d’azur au chef d’or. La documentation disponible ne permet toutefois pas de préciser avec certitude l’ancienneté de cet usage ni d’en établir ici la portée historique.

Auteur/autrice
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