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Famille de Behault

Origines et premières attestations

La famille de Behault appartient à la noblesse belge et se rattache historiquement à Mons et au Hainaut. Son existence est signalée dans les archives montoises dès le XIIIe siècle. Une tradition généalogique fait notamment état d’un Johannes dictus Behiaus, ou Jehan dit Behault, mentionné dans un acte latin de 1277. Cette même tradition lui attribue un fils nommé Colart, également appelé Nicolas, de Behault du Trianvil, présent à Mons en 1273 et cité dans un acte de 1303.

La portée exacte de ces mentions médiévales doit toutefois être distinguée de la filiation généalogique suivie avec certitude à l’époque moderne. Certains généalogistes rattachent à cette ancienne souche des lignées plus tardives, tandis que d’autres retiennent une première filiation prouvée seulement à partir de 1582. La mention, en 1499, de David de Behault, écuyer et homme de fief du prévôt des églises de Mons, témoigne de la présence ancienne du nom dans la société urbaine et féodale montoise, sans suffire à établir à elle seule son rattachement aux branches ultérieures.

Les Behault apparaissent ainsi, au Moyen Âge finissant, dans un milieu où se combinent bourgeoisie urbaine, fonctions judiciaires et rapports féodaux. Jacques de Behault, orfèvre à Mons, est attesté par un poinçon en 1467. Il est présenté par une tradition familiale comme un membre de la parenté montoise, mais cette attribution généalogique demeure moins assurée que l’existence de son activité professionnelle.

Constitution des lignées modernes

Les filiations reconnues par les généalogistes se structurent surtout à partir du XVIe siècle. Deux ensembles principaux sont généralement distingués. Le premier remonte à Michel de Behault, auquel sont rattachées les branches de Behault et de Behault de Dornon. Le second est rapporté à Quentin de Behault, maïeur de l’église Saint-Ghislain à Mons, mort en 1607, dont la descendance est associée aux branches de Behault du Carmois et de Behault de Warelles.

Ces rattachements ne doivent pas être confondus avec la démonstration d’un tronc unique pour tous les porteurs du nom. Les généalogies anciennes reconnaissent elles-mêmes la multiplicité des rameaux et la difficulté de les relier avec certitude. Au fil des siècles, plusieurs familles de Behault exercèrent néanmoins des fonctions importantes dans la magistrature, l’administration, l’armée, le clergé et les activités industrielles du Hainaut.

Noblesse et branches

Deux ensembles familiaux reçurent des actes d’anoblissement distincts. François-Jean de Behault, seigneur de Marcq, Nouvelles, Hautpont et Longpret, fut anobli en 1678 après avoir participé à la défense de Mons contre les Français. Sa descendance forma les branches de Behault de Warelles et de Behault du Carmois. La branche de Warelles s’est éteinte, tandis que celle du Carmois subsiste.

Dominique de Behault, juriste, avocat au Conseil souverain de Hainaut, receveur général des vingtièmes du pays et comté de Hainaut et lieutenant-prévôt de Mons, fut anobli en 1726 par l’empereur Charles VI. Sa descendance donna les branches de Behault et de Behault de Dornon. Cette dernière, également appelée Behault-Dornon, s’est éteinte. La branche de Behault est demeurée subsistante ; elle obtint au XIXe siècle une reconnaissance de noblesse dans le royaume des Pays-Bas, puis une augmentation d’armoiries.

La branche de Dornon fut autorisée en 1891 à ajouter ce nom à son patronyme. Les différentes reconnaissances accordées au XIXe siècle confirmèrent, dans le nouvel ordre monarchique belge et néerlandais, la place de ces rameaux parmi les familles nobles, mais elles sont postérieures à la période médiévale.

Fonctions et implantation à Mons

La famille se distingua particulièrement par l’exercice de charges publiques à Mons. Des membres de ses différentes branches furent échevins, avocats, officiers, hauts-justiciers ou responsables ecclésiastiques. La charge de lieutenant-prévôt des villes, terres et prévôté de Mons fut occupée par des Behault sans interruption de 1690 à 1794, soit pendant plus d’un siècle.

La présence familiale se manifesta aussi dans les institutions religieuses montoises. Plusieurs Behault furent chanoinesses de la collégiale Sainte-Waudru, tandis que d’autres appartinrent au chapitre des chanoines de Saint-Germain. Des pierres tumulaires portant leur nom ou leurs armes furent signalées dans ces édifices. La famille fournit également des représentants au clergé de Liège et de Dinant, ainsi que plusieurs bourgmestres à Dinant dans un rameau aujourd’hui éteint.

Au terme de la période médiévale, les attestations montoises du nom constituent donc le point de départ documentaire d’une famille dont les filiations certaines se développent surtout à l’époque moderne. Les branches de Behault et de Behault du Carmois sont les deux principales lignées subsistantes.

Auteur/autrice

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