Famille de Fierlant
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Famille de Fierlant
Origine et implantation
La famille de Fierlant est rattachée par sa tradition familiale à Bois-le-Duc, aujourd’hui ’s-Hertogenbosch, dans le Brabant septentrional. Cette origine s’inscrit dans l’espace historique du duché de Brabant, dont les territoires correspondaient en partie à des régions aujourd’hui situées en Belgique et aux Pays-Bas.
Les éléments disponibles ne permettent toutefois pas de préciser la date de l’implantation de la famille dans le Brabant méridional, ni d’établir une filiation continue pour les XIVe et XVe siècles. La présence ultérieure de membres de la famille à Bruxelles et dans les institutions du Brabant ne suffit pas à documenter leur situation durant le Moyen Âge. L’histoire connue des de Fierlant est surtout attestée à partir de l’époque moderne.
Une famille des élites brabançonnes
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, plusieurs membres de la famille sont mentionnés dans le magistrat de Bruxelles et dans les institutions judiciaires et administratives du Brabant. Cette présence témoigne de leur intégration aux élites urbaines et politiques des anciens Pays-Bas méridionaux, sans permettre pour autant de la projeter rétrospectivement sur la période médiévale.
Simon de Fierlant (1602-1686) est l’un des représentants les mieux documentés de la famille. Juriste formé à l’université de Salamanque, il fut conseiller au Grand Conseil de Brabant en 1657, puis conseiller au Conseil suprême d’État à Madrid pour les affaires des Pays-Bas en 1663. En 1668, il devint chancelier du Conseil de Brabant. Il est également mentionné comme seigneur de Bodeghem, d’Eetvelde et d’Escheloo.
Élévation nobiliaire
En 1688, Charles II, roi d’Espagne, accorda à François de Fierlant le titre de baron. Cette concession, postérieure au Moyen Âge, constitue un repère important dans l’histoire statutaire de la famille et confirme sa reconnaissance nobiliaire dans le cadre des Pays-Bas espagnols à la fin du XVIIe siècle.
Armes et postérité
Les armes attribuées à la famille sont décrites ainsi : parti d’argent et de gueules, à la quintefeuille de l’un à l’autre. L’écu est associé à une couronne de baron, à un heaume d’or, à des lambrequins d’argent et de gueules et à un cimier formé d’une queue de paon chargée de la quintefeuille, accostée de deux bois de cerf. Deux figures humaines servent de tenants. La devise familiale est « Fier voor ’t land ». Cette composition relève de la représentation nobiliaire moderne ; rien ne permet d’en attribuer la forme complète au Moyen Âge.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, les de Fierlant demeurèrent présents dans la vie publique bruxelloise et brabançonne. Charles-Léopold de Fierlant fut membre du magistrat de Bruxelles et bourgmestre à plusieurs reprises. Goswin de Fierlant présida le Grand Conseil de Malines, tandis que Jean-François Joseph de Fierlant exerça des responsabilités municipales à Bruxelles et siégea au Conseil du Brabant. Pour la période 460-1492, la famille ne peut toutefois être documentée avec précision au-delà de son rattachement traditionnel à l’espace brabançon.

Auteur/autrice
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