Famille de Radiguès
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Famille de Radiguès
Origines et première mention
La famille de Radiguès est une lignée noble rattachée à l’histoire de la France puis à celle de la Belgique. Pour la période médiévale, la première mention connue dans les éléments disponibles concerne Pierre Radiguès, qui conclut en 1410 un contrat de mariage avec Anne du Gué. Pierre est présenté comme le fils de René Radiguès, écuyer, et de Marie du Saulx.
La documentation associe à cette parenté plusieurs seigneuries — Bellebat, les Gournaillères, Dangeul et les Noés — mais la formulation conservée ne permet pas d’établir avec une certitude suffisante si ces terres doivent être attribuées à René Radiguès, à Marie du Saulx ou à un autre membre de la famille. Le contrat de 1410 constitue néanmoins un repère important pour l’ancienneté attestée du nom et pour l’inscription de la lignée dans le milieu nobiliaire ou chevaleresque de la fin du Moyen Âge.
De la fin du Moyen Âge à l’époque moderne
Les sources disponibles donnent peu d’informations sur les descendants immédiats de Pierre Radiguès et sur l’évolution de la famille au cours du XVe siècle. La continuité familiale est mieux documentée à partir du XVIe siècle, avec Viventien Radiguès, présenté comme procureur au parlement de Paris. Un anoblissement par le roi Charles IX de France est attribué à la famille en 1572. Cet acte, postérieur à la période médiévale, est généralement retenu comme une étape majeure de la reconnaissance de la lignée dans la noblesse française.
À partir de 1651, des membres de la famille sont signalés au service des rois de France. Cette orientation administrative et militaire contribue à la visibilité de la maison sous l’Ancien Régime. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de reconstituer une filiation continue entre Pierre Radiguès, attesté en 1410, et les représentants du XVIe siècle.
Implantation belge et branches de la maison
La famille s’inscrit ensuite dans l’histoire nobiliaire des Pays-Bas méridionaux puis de la Belgique. En 1816, ses membres sont inclus dans la noblesse du royaume uni des Pays-Bas. Après la fondation de la Belgique, ils appartiennent à la noblesse belge. La branche portant le nom de Radiguès de Chennevière se divise notamment en une branche aînée, associée au titre de marquis de Radiguès Saint-Guédal de Chennevière, et une branche cadette, qui comprend des représentants titrés barons de Radiguès de Chennevière.
Les générations documentées à partir des XVIIIe et XIXe siècles comprennent notamment Léopold, marquis de Radiguès Saint-Guédal de Chennevière (1737-1798), puis Marie-Philippe (1782-1847), membre de la chevalerie de Liège, conseiller provincial et maire de Vyle-et-Tharoul. Dans la branche cadette, Henri de Radiguès de Chennevière (1857-1927), ingénieur des ponts et chaussées et maire de Yernée-Fraineux, est présenté comme une figure importante de la lignée.
Titres, armoiries et continuité
Les titres belges documentés sont postérieurs au Moyen Âge. Des lettres patentes de 1926 accordent l’admission à la noblesse héréditaire à Guillaume-Léopold de Radiguès de Chennevière. En 1966, un titre de baron transmissible par ordre de primogéniture masculine est concédé à plusieurs membres de la famille. En 2010, le titre de comte, transmissible à tous les descendants, est accordé à François de Radiguès de Chennevière.
Les armoiries attestées en 1816 sont décrites comme un écu de sable au chevron d’or, accompagné en chef de deux étoiles du même et, en pointe, d’un croissant d’argent. L’écu est sommé d’une couronne de marquis français et soutenu par deux sauvages armés de leur massue. Cette composition relève de la période moderne et contemporaine ; elle ne doit pas être projetée sans preuve sur la famille médiévale.

Auteur/autrice
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