×
  • 584 words

Famille de Traux de Wardin

Origines et implantation

La famille de Traux de Wardin est une famille subsistante de la noblesse belge, dont l’implantation ancienne est située dans la province de Luxembourg. Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir une filiation remontant au Moyen Âge ni de rattacher avec certitude la maison à une lignée attestée entre 460 et 1492. Son ascension nobiliaire documentée appartient à l’époque moderne et contemporaine, dans le contexte politique des anciens Pays-Bas méridionaux et du Luxembourg.

Le premier ascendant clairement mentionné est Pierre-Jacques de Traux, avocat au conseil de Luxembourg. Il était allié à Marie-Marguerite de Favre. Leur fils Pierre-Joseph de Traux constitue la figure déterminante de l’élévation sociale et juridique de la famille au début du XIXe siècle.

Élévation au Saint-Empire et seigneurie de Wardin

Pierre-Joseph de Traux, chevalier honoraire de l’ordre souverain de Malte, portait notamment les qualités de seigneur de Biedermannsdorf, en Autriche, ainsi que de Wardin, Bastogne et Hondelange. Le 26 avril 1803, l’empereur François II lui accorda, par lettres patentes, le titre de libre baron du Saint-Empire, avec la qualification de Wohlgeboren. Le titre était transmissible à l’ensemble de ses descendants.

Cette concession impériale marque l’entrée formelle de la famille dans la noblesse titrée. Elle intervient dans une période de profondes transformations institutionnelles, alors que les cadres politiques hérités de l’Ancien Régime étaient remodelés par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Pierre-Joseph épousa la baronne Sophie de Hora d’Opellowitz. Leur descendance assura la continuité de la maison au XIXe siècle.

Reconnaissance dans le royaume de Belgique

Leur fils Wenceslas-Jacques de Traux de Wardin, né le 24 avril 1800, fut naturalisé par acte du roi des Pays-Bas le 17 novembre 1829. En 1845, le roi Léopold Ier reconnut sa noblesse ainsi que le titre de baron, transmissible à tous ses descendants. Wenceslas-Jacques servit comme major de cavalerie au service de la Belgique. Il épousa en 1843 la comtesse Octavie de Glymes de Hollebecque, fille du comte Henri de Glymes de Hollebecque.

La reconnaissance belge confirma ainsi, dans le nouvel ordre monarchique, la position acquise par la famille sous le Saint-Empire. La maison conserva le nom de Traux de Wardin et développa ses attaches avec la noblesse belge. Le château de Jodoigne-Souveraine appartient à la famille depuis 1840. Après un incendie survenu en 2000, sa restauration lui valut en 2012 une distinction patrimoniale.

Continuité contemporaine

La lignée s’est maintenue jusqu’à l’époque contemporaine. Henri-Wenceslas, baron de Traux de Wardin, fut secrétaire honoraire de la reine Élisabeth de Belgique. Son petit-fils Bernard-Louis de Traux de Wardin, fils de Jean-Henri, baron de Traux de Wardin, et de Louise, comtesse Cornet de Ways-Ruart, reçut en 2015 du roi Albert II le titre de comte, transmissible à tous ses descendants. Il est également mentionné comme président de la Fondation Reine Paola et comme chevalier de l’ordre de Léopold et de l’ordre de la Couronne.

Les armes reconnues en 1845 sont décrites comme un écu d’argent portant cinq fusées de gueules accolées en fasce, celle du milieu chargée d’une fleur de lys d’or. L’ensemble était timbré de la couronne de baron du Saint-Empire et accompagné de trois heaumes, de leurs cimiers et de deux lions d’or comme supports. Pour les titulaires du titre comtal, la couronne de comte a remplacé la couronne de baron à partir de la concession de 2015.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr