Famille Szirmay
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Famille Szirmay
Origines et implantation
La famille Szirmay, dite aussi Szirmay de Szirma et Szirmabesenyő, appartient à l’ancienne noblesse hongroise. Son histoire médiévale est principalement liée aux comtés de Borsod et d’Ugocsa, dans le nord-est du royaume de Hongrie. Le patronyme est associé au domaine de Szirma, situé en Syrmie, qui constitue le principal point d’ancrage territorial de la lignée.
La tradition familiale fait remonter son ascendance à un dénommé Raak, mort en 1241 près de la rivière Sajó au cours de la bataille livrée contre les Tatars aux côtés du roi Béla IV. En récompense de son service, celui-ci aurait reçu le domaine de Szántó, dans le comté de Tolna. Cette origine rattache la famille à la noblesse militaire formée ou consolidée au lendemain de l’invasion mongole. La documentation retient également un lien probable entre le nom de la famille et le village de Szirma situé dans le comté de Borsod, sans que cette étymologie puisse être affirmée avec une certitude absolue.
Les premiers représentants médiévaux
Au XIIIe siècle, Ottobor Szirmay est mentionné comme főispán de Szolnok en 1273. Il est présenté comme le fils de Raak. Il échange alors avec le roi Ladislas IV le domaine de Szántó contre celui de Hetény, situé dans le comté d’Ugocsa. Cette opération témoigne de l’insertion de la famille dans les rapports de fidélité et d’échange qui structuraient la noblesse territoriale hongroise.
En 1300, Miklós Szirmay, indiqué comme fils ou descendant d’Ottobor, fonde la localité de Szirma dans le comté d’Ugocsa. Il est considéré comme l’ancêtre de la branche dite d’Ugocsa. À partir de cette période, la famille apparaît divisée en plusieurs rameaux, notamment ceux de Borsod et d’Ugocsa, dont les membres exercent des fonctions administratives, ecclésiastiques et militaires.
La branche de Borsod compte plusieurs serviteurs de la monarchie angevine et luxembourgeoise. Balazs Szirmay meurt en 1352 lors d’un siège, sous les yeux du roi Louis Ier. Simon Szirmay exerce la charge de maître du trésor auprès d’André Ier de Naples entre 1327 et 1345, tandis que Pál Szirmay accompagne Louis le Grand dans ses campagnes d’Italie. Au XVe siècle, Miklós Szirmay devient chanoine puis évêque d’Eger. Péter Szirmay, gardien de la chapelle royale du roi Sigismond, participe au concile de Constance en 1414.
Noblesse, service royal et branches territoriales
Le règne de Sigismond marque une étape importante dans la reconnaissance nobiliaire de la famille. En 1417, le roi accorde des armoiries à György Zirmay et à plusieurs de ses proches, en considération de leur participation à différentes campagnes militaires. La même année, des donations royales portent sur des terres de Szirma. De nouvelles concessions sont enregistrées en 1454 sous Ladislas V, puis confirmées en 1461 par le roi Matthias Corvin.
La branche d’Ugocsa fournit également des officiers et des administrateurs du comté. Dénes Szirmay, alispán d’Ugocsa, meurt à la bataille de Mohács en 1526, événement qui dépasse la période médiévale stricte mais illustre la permanence du rôle militaire de la lignée. Lajos Szirmay est ensuite connu comme défenseur du château d’Ecsed en 1560.
Élévation aux rangs baronnial et comtal
Une branche issue de la famille est élevée au rang de baron hongrois en 1695, puis au rang de comte en 1707. István Szirmay, d’abord engagé auprès d’Imre Thököly, devient ensuite conseiller de cour et protonotaire après son retour au service impérial. Son frère András Szirmay joue lui aussi un rôle politique et militaire important : proche de Thököly, puis engagé aux côtés de Rákóczi, il se rend aux forces impériales en 1711.
Ces promotions appartiennent à l’époque moderne et ne doivent pas être projetées sur la période médiévale. Elles montrent toutefois la continuité de l’ascension sociale de certains rameaux. En 1802, Ádám II Szirmay reçoit par héritage les villages de Tolcsva et d’Erdőbénye, dont les noms peuvent être ajoutés au patronyme. La branche comtale s’éteint en ligne masculine en 1939 avec Otto Szirmay, puis en ligne féminine en 1983 avec sa fille Júlia. Les trois branches nobles de la famille sont toutefois indiquées comme subsistant à l’époque contemporaine.

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