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Faḍl Allāh ibn Abī al-Khayr al-Hamadānī, dit Rašīd al-Dīn al-Ṭabīb

Identité et carrière

Faḍl Allāh ibn Abī al-Khayr al-Hamadānī, connu sous le nom de Rašīd al-Dīn Faḍl Allāh, est un médecin, administrateur et historien persan de l’époque ilkhanide. Son surnom al-Ṭabīb, « le médecin », rappelle sa formation et son activité dans le domaine médical. Né à Hamadan, probablement en 1247 ou 1248, il mourut en 1318.

Il entra au service des souverains mongols d’Iran et exerça d’importantes responsabilités sous les ilkhanides, notamment sous Ghāzān Khān puis sous Öljeitü. Son ascension s’inscrit dans la réorganisation politique et administrative de l’État ilkhanide à la fin du XIIIe siècle. Comme conseiller et haut fonctionnaire, il participa à la mise en œuvre de réformes fiscales, administratives et économiques attribuées au règne de Ghāzān Khān.

L’historien des Mongols

Rašīd al-Dīn est surtout célèbre pour le Jāmiʿ al-tawārīkh, ou « Recueil des histoires », vaste compilation consacrée à l’histoire des Mongols, des dynasties iraniennes et de nombreux peuples d’Asie. L’œuvre rassemble des traditions persanes, mongoles, chinoises, indiennes et islamiques. Elle constitue une source majeure pour l’histoire de l’Empire mongol et pour la connaissance de la formation de l’État ilkhanide.

La rédaction de cette histoire fut liée à la volonté de conserver et d’organiser les traditions historiques disponibles à la cour. Rašīd al-Dīn y associa des informations recueillies auprès de lettrés, de secrétaires et d’informateurs venus de différentes régions. Le texte est également remarquable par ses manuscrits illustrés, même si l’attribution et la datation précises de certains éléments de la tradition manuscrite doivent être examinées avec prudence.

Œuvres et fondation du Rabʿ-i Rashīdī

Outre le Jāmiʿ al-tawārīkh, Rašīd al-Dīn est associé à des écrits de médecine, d’administration et de pensée politique, dont le Tansūqnāma-yi Īlkhānī. Il fonda à Tabriz le complexe du Rabʿ-i Rashīdī, comprenant notamment des institutions religieuses, éducatives et charitables. Cet établissement devait favoriser la conservation des livres, l’enseignement et la copie des manuscrits.

Après la mort d’Öljeitü, Rašīd al-Dīn fut écarté du pouvoir et exécuté en 1318. Son œuvre historique demeura néanmoins l’un des témoignages les plus importants sur le monde mongol et l’Iran ilkhanide.

Auteur/autrice

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