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Forma institutionis canonicorum et sanctimonialium canonice viventium

Identification et nature

La Forma institutionis canonicorum et sanctimonialium canonice viventium est un texte normatif relatif à la vie des communautés de chanoines et de chanoinesses vivant selon une règle canoniale. Elle appartient au mouvement de réforme de l’Église carolingienne, qui chercha à organiser plus précisément la discipline, la liturgie et les obligations des communautés ecclésiastiques.

La tradition des titres est diverse. L’œuvre est également désignée sous les formes Forma institutionum canonicorum et sanctimonialium, Institutio canonicorum concilii Aquisgranensis, « Canons ou institutions des Pères », « Règle des chanoines : 817 » et « Règle des chanoines et des chanoinesses ». Les expressions Institutiones canonicorum et sanctimonialium aquisgranenses et Forma institutionis soulignent son rattachement à la législation religieuse d’Aix-la-Chapelle.

Contexte carolingien

Le texte s’inscrit dans les réformes ecclésiastiques menées sous Louis le Pieux au début du IXe siècle. Les assemblées réunies à Aix-la-Chapelle en 816 et 817 élaborèrent ou confirmèrent des dispositions destinées à encadrer les communautés canoniales et les communautés féminines. Ces mesures distinguaient la vie des chanoines de celle des moines tout en imposant aux premiers une discipline collective, une organisation liturgique et des règles de conduite adaptées à leur fonction.

Le rattachement à l’horizon aquisgranien est généralement associé à la réforme canoniale de 816-817. La désignation par l’année 817 renvoie vraisemblablement à la mise en forme ou à la confirmation d’une partie de cette législation, mais la notice ne permet pas de fixer une date unique pour la composition de l’œuvre.

Auteur, langue et transmission

L’attribution à Amalarius de Metz n’est pas retenue comme certaine : les formes Pseudo-Amalarius Metensis et « Amalarius metensis (pseudo-) » signalent une attribution ancienne ou traditionnelle, non l’identification assurée d’un auteur. Le texte relève plutôt d’une production normative liée aux institutions ecclésiastiques carolingiennes qu’il ne peut être décrit avec certitude comme l’œuvre personnelle d’un écrivain déterminé.

La langue de rédaction est le latin, langue de la législation ecclésiastique et de la culture écrite carolingienne. La diversité des titres peut toutefois recouvrir, selon les catalogues, des ensembles législatifs proches ou des textes distincts concernant respectivement les chanoines et les sanctimoniales.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr