Geoffroi de Charny (13..-1356)
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Geoffroi de Charny
Identité et statut
Geoffroi de Charny, également nommé Geoffroy de Charny ou Geoffroi Ier de Charny, est un chevalier français du XIVe siècle, mort en 1356. Sa date de naissance n’est pas connue avec précision. Il appartient à la noblesse militaire engagée dans les conflits qui opposent la monarchie française aux Anglais pendant la première phase de la guerre de Cent Ans.
Carrière militaire et service royal
Geoffroi de Charny sert les rois de France Philippe VI et Jean II. Il exerce des fonctions de conseiller et de chambellan auprès de ce dernier et figure parmi les principaux hommes de guerre de la monarchie. Son activité s’inscrit dans les campagnes menées en Normandie, en Picardie et dans les régions disputées entre les royaumes de France et d’Angleterre.
En 1356, il participe à la bataille de Poitiers. Il y trouve la mort le 19 septembre, alors qu’il combat aux côtés du roi Jean II. Les récits médiévaux le présentent comme le porteur de l’oriflamme, l’étendard royal, et comme un chevalier demeuré fidèle au souverain jusqu’à l’issue du combat. Cette mort contribue durablement à sa réputation d’idéal chevaleresque.
Écrits et conception de la chevalerie
Geoffroi de Charny est l’auteur du Livre de chevalerie, l’un des textes français les plus importants consacrés aux devoirs et aux vertus du chevalier. L’ouvrage insiste sur la prouesse, la loyauté, la discipline, la largesse et le service du prince. Il ne réduit toutefois pas la chevalerie à la seule valeur guerrière : la réputation, l’honneur et la conduite morale y occupent une place essentielle.
Son traité témoigne de la volonté de certains membres de la noblesse militaire de définir eux-mêmes les normes de leur état. Il constitue ainsi un document majeur pour l’étude de la culture aristocratique et des représentations de la guerre au milieu du XIVe siècle.
La chapelle de Lirey
Geoffroi de Charny est également associé à la fondation d’une collégiale à Lirey, en Champagne. Cette fondation est liée à l’apparition publique, dans cette église, d’un linge présenté comme le suaire du Christ. La relique, connue ultérieurement sous le nom de suaire de Turin, fait l’objet de contestations ecclésiastiques dès le XIVe siècle. Geoffroi meurt avant que son culte et sa présentation ne soient durablement organisés par sa famille et les desservants de Lirey.

Auteur/autrice
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