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Ghiyās̲ al-Dīn ibn Humām al-Dīn Khvānd Mīr

Identité

Ghiyās̲ al-Dīn ibn Humām al-Dīn Khvānd Mīr, également transcrit Ġiyyās al-Dīn b. Humām al-Dīn Muḥammad Šīrāzī Haravī ou Khvānd Mīr, est un historien et lettré persan de la période de transition entre les derniers Timourides et les premiers Moghols. Il est généralement connu sous le nom abrégé de Khvānd Mīr, ou Khvandamir. Les dates de sa vie sont habituellement données de manière approximative, vers 1475-1535.

Milieux et activité

Associé au monde savant de Hérat, Khvānd Mīr appartient à une famille de chroniqueurs. Il est présenté comme le petit-fils de l’historien Mīrkhwānd, auteur du Rawḍat al-ṣafāʾ. Sa formation et ses relations l’inscrivent dans les réseaux intellectuels et administratifs de la cour timouride. Au cours de sa carrière, il entra également en contact avec le pouvoir moghol fondé par Bābur, puis avec l’entourage de Humāyūn.

Son œuvre témoigne de la continuité de la tradition historiographique persane à travers les changements dynastiques. Elle combine le récit des règnes, l’histoire des institutions et des notices consacrées aux souverains, aux dignitaires et aux hommes de savoir. Son style participe à l’élaboration d’une mémoire politique de l’Iran oriental, de l’Afghanistan et de l’Inde du Nord.

Œuvres

Khvānd Mīr est principalement connu pour le Ḥabīb al-siyar fī akhbār afrād bashar, vaste chronique universelle et dynastique rédigée en persan. Cette œuvre constitue une source importante pour l’histoire des dernières décennies timourides et des débuts de l’expansion moghole. Il est également associé au Dastūr al-wuzarāʾ, consacré aux vizirs et aux pratiques du gouvernement, ainsi qu’à des écrits de caractère éthique et politique, dont le Makārim al-akhlāq. Le Qānūn-i Humāyūnī est lié à la représentation du règne de Humāyūn et à la légitimation de son pouvoir.

Postérité

Les textes de Khvānd Mīr furent largement lus et recopiés dans les milieux persanophones. Ils ont contribué à transmettre l’image des souverains timourides et moghols et restent utilisés pour l’étude de la culture de cour, de l’administration et de l’historiographie persane aux XVe et XVIe siècles.

Auteur/autrice

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