×
  • 407 words

Gilles de Rome (1247 ?-1316)

Identité et formation

Gilles de Rome est un théologien, philosophe et prélat italien de la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle. Son nom latin est Aegidius Romanus, et il est également désigné comme Gilles de Romme ou Giles of Rome. Il entra dans l’ordre des ermites de Saint-Augustin, auquel son œuvre demeura étroitement liée. Sa naissance est généralement placée vers 1243-1247, à Rome, mais la date exacte n’est pas établie.

Il étudia à Paris, où il fut formé dans le milieu universitaire marqué par l’enseignement d’Aristote et par la pensée de Thomas d’Aquin. Il y acquit une réputation importante de maître en théologie. Son enseignement porte notamment sur la métaphysique, la philosophie naturelle, l’éthique, la théologie et l’interprétation des œuvres aristotéliciennes. Il fut l’un des représentants majeurs de la scolastique augustinienne.

Œuvre intellectuelle

Gilles de Rome a composé des commentaires sur plusieurs ouvrages d’Aristote ainsi que des traités théologiques et philosophiques. Parmi ses œuvres les plus connues figurent des commentaires sur les Sentences de Pierre Lombard, un traité sur les erreurs attribuées aux philosophes et le De regimine principum, traité consacré à l’éducation du prince et au gouvernement politique. Ce dernier texte, rédigé dans le contexte de la monarchie capétienne, eut une large diffusion et contribua à définir les rapports entre vertu, pouvoir et bien commun.

Sa pensée s’inscrit dans les débats universitaires sur les rapports entre raison et révélation, sur la nature de l’âme et sur la connaissance. Elle combine des éléments de l’aristotélisme universitaire avec des thèmes hérités de la tradition augustinienne. Gilles défend également une conception fortement hiérarchisée de l’ordre ecclésial et politique, qui fut mobilisée dans les discussions sur l’autorité du pape et celle des souverains.

Carrière ecclésiastique

Gilles fut associé aux milieux de la cour capétienne et est traditionnellement présenté comme ayant été précepteur du futur Philippe IV. Il devint archevêque de Bourges en 1295, charge qu’il conserva jusqu’à sa mort. Son activité de prélat s’ajouta ainsi à une carrière intellectuelle déjà reconnue dans les universités et dans son ordre religieux. Il mourut en 1316, probablement à Avignon.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr