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Grégoire II de Chypre

Identité et formation

Grégoire II de Chypre, également appelé Georges de Chypre ou, en grec, Grēgorios Kyprios, fut un théologien byzantin et patriarche de Constantinople. Son nom de naissance était Georges. Originaire de Chypre, il reçut une formation intellectuelle dans le monde grec avant de gagner Constantinople, où il prit part aux débats théologiques et ecclésiologiques qui marquèrent la fin du XIIIe siècle.

Les indications chronologiques associées à son nom le situent généralement vers 1241-1290 pour sa vie. Ces dates doivent toutefois être distinguées de celles de son patriarcat, qui se place dans les années 1280.

Patriarche de Constantinople

Grégoire II devint patriarche de Constantinople en 1283, après la démission de Jean XI Bekkos. Son accession intervint dans le contexte de la réaction byzantine contre l’union conclue entre l’Église grecque et l’Église latine au concile de Lyon de 1274. Cette union, soutenue par l’empereur Michel VIII Paléologue, demeurait très contestée dans le clergé et dans la société byzantine.

Le nouveau patriarche adopta une position hostile à la réception durable de l’accord lyonnais. Sous son autorité, un synode réuni à Constantinople en 1285 condamna les formulations théologiques associées à l’union et affirma la position traditionnelle de l’Église grecque sur la procession du Saint-Esprit. Grégoire chercha cependant à formuler cette doctrine avec précision, en distinguant la procession éternelle de l’Esprit à partir du Père et sa manifestation ou sa communication par le Fils.

Œuvre théologique et postérité

Grégoire II est surtout connu par ses écrits théologiques, notamment ses lettres et ses textes consacrés à la controverse du Filioque et aux rapports entre les Églises grecque et latine. Sa pensée ne se réduit pas à une simple opposition politique à l’Occident : elle tente de définir les limites d’une expression théologique acceptable pour les deux traditions, tout en maintenant la doctrine grecque de la monarchie du Père.

Son patriarcat prit fin avant sa mort, dans un contexte de conflits ecclésiastiques persistants. Il demeure une figure importante de la théologie byzantine tardive et de la rupture de fait avec la politique d’union engagée sous Michel VIII.

Auteur/autrice

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