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Guillaume de Ware

Identité et milieu

Guillaume de Ware, également nommé William of Ware, Guilelmus de Ware, Guilelmus de Wara, Guilelmus Varro ou Guillelmus Anglicus, est un théologien franciscain anglais de la fin du XIIIe siècle et du début du XIVe siècle. Il est parfois désigné par le surnom de Doctor Fundatus. Les dates de naissance et de mort proposées, vers 1255 et vers 1305, restent incertaines.

Son activité s’inscrit dans le contexte des écoles théologiques franciscaines, où l’étude des Sentences de Pierre Lombard constituait une étape majeure de la formation universitaire. Les notices anciennes et les catalogues de manuscrits ne permettent toutefois pas toujours de distinguer avec certitude Guillaume de Ware d’autres auteurs portant un nom proche.

Œuvre et pensée

Guillaume de Ware est principalement connu comme commentateur théologique. Un commentaire sur les Sentences lui est traditionnellement attribué, mais l’état de la tradition manuscrite et les questions d’authenticité imposent la prudence. Les thèmes associés à son enseignement comprennent la théologie de la connaissance, la grâce, la liberté humaine, la christologie et plusieurs questions relatives à la théologie mariale.

Il est également rattaché à la discussion médiévale sur la conception immaculée de la Vierge. Comme pour d’autres théologiens franciscains de cette période, les positions exactes et la portée de ses arguments doivent être établies à partir des textes conservés plutôt qu’à partir des seules attributions traditionnelles.

Réception et attributions

La tradition historiographique a parfois présenté Guillaume de Ware comme un maître important dans la formation de Jean Duns Scot. Cette relation est souvent mentionnée, mais elle ne doit pas être transformée en certitude biographique sans précisions sur le lieu, la date et la nature de l’enseignement concerné. L’influence doctrinale éventuelle de Guillaume sur Scot fait donc l’objet d’une appréciation prudente.

Les variantes Guilelmus Varro et Guillelmus Anglicus peuvent correspondre à des formes latinisées ou à des identifications anciennes. Elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’existence de personnes distinctes ou l’attribution certaine de chaque œuvre.

Auteur/autrice

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