Haft paykar
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Haft paykar
Identification et titres
Haft paykar est un poème narratif persan attribué à Niẓāmī Ganjavī. Son titre est également transcrit Haft paykar, Haft paykar avec des variantes de translittération, ou encore Haft paykar sous la forme associée au nom de l’auteur : Niẓāmī Ganjavī, Haft paykar. L’expression persane peut être rendue par « les Sept Beautés », « les Sept Figures » ou « les Sept Portraits », selon les choix de traduction et d’interprétation.
Nature et contenu
L’œuvre est un mathnawī, c’est-à-dire un long poème en distiques rimés, forme particulièrement adaptée aux récits épiques, romanesques et didactiques de la littérature persane médiévale. Elle est généralement comptée parmi les cinq grands poèmes qui composent le Khamsa (« Quintette ») de Niẓāmī.
Le récit met au premier plan le roi sassanide Bahrām Gūr, ou Bahrām V, et les sept princesses qu’il épouse. Chacune réside dans un pavillon de couleur différente et raconte au souverain une histoire. L’organisation en sept ensembles narratifs donne à l’œuvre une forte dimension symbolique et structurelle. Le récit royal, les histoires enchâssées et les épisodes de formation du souverain associent divertissement, réflexion morale et représentation de la royauté.
Auteur, langue et contexte
L’attribution à Ǧalāl al-Dīn Abū Muḥammad Ilyās ibn Yūsuf Niẓāmī Ganjavī, généralement appelé Niẓāmī Ganjavī, est solidement établie dans la tradition littéraire. Les dates de vie de l’auteur sont diversement indiquées, notamment vers 1140 ou 1141-1202 ou 1203, et dans d’autres notices vers 1141-1209. Ces divergences biographiques n’affectent pas l’identification de l’œuvre.
Haft paykar est rédigé en persan et appartient à la grande poésie de cour et de récit du Proche-Orient islamique médiéval. Comme les autres œuvres majeures de Niẓāmī, il témoigne de la place prise par la littérature persane dans la mise en forme poétique de traditions historiques, légendaires et morales. Le cadre sassanide n’implique pas une composition antique : il s’agit d’une réélaboration médiévale de matériaux narratifs liés à Bahrām Gūr.
Datation et portée
La notice disponible ne fournit pas de date précise de composition. L’œuvre est néanmoins rattachée à l’activité littéraire de Niẓāmī au cours de la seconde moitié du XIIe siècle ou au début du XIIIe, sans qu’une année puisse être retenue ici avec certitude. Par sa structure en récits enchâssés, son symbolisme des couleurs et son traitement de la figure royale, elle constitue l’un des textes les plus connus de la poésie persane médiévale.

Auteur/autrice
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