Histoire de la ruine de Troie
- 457 words
Histoire de la ruine de Troie
Identification et titres
Histoire de la ruine de Troie désigne l’œuvre latine connue principalement sous le titre De excidio Troiae historia, ou sous ses variantes Daretis Phrygii de excidio Troiae historia, Historia de excidio Trojae, De excidio Troje et Historia Troyana. Le nom de Dares Phrygius ou Daretis Phrygius est associé à cette tradition textuelle. Le titre français est descriptif et ne doit pas être confondu automatiquement avec les nombreux récits médiévaux consacrés à Troie.
Nature et attribution
L’œuvre est une histoire en prose latine de la guerre de Troie et de la destruction de la cité. Elle se présente comme le récit d’un témoin troyen, Dares le Phrygien, auquel la tradition antique et médiévale attribuait une connaissance directe des événements. Cette attribution est pseudépigraphique : le Dares présenté comme auteur n’est pas identifiable de manière historique avec le rédacteur réel du texte. L’œuvre relève ainsi de la littérature historiographique légendaire, à la frontière du récit mythographique et de la prétendue relation historique.
Contexte médiéval et transmission
Le texte fut lu au Moyen Âge comme une autorité relativement ancienne sur la guerre de Troie. Sa perspective troyenne et son apparence de témoignage direct lui conférèrent une place particulière parmi les récits latins de l’Antiquité. Avec l’Ephemeris belli Troiani attribuée à Dictys de Crète, il contribua à fournir aux lecteurs médiévaux une matière narrative présentée comme plus historique que les versions poétiques d’Homère, alors moins directement accessibles dans l’Occident latin.
La tradition de Dares a nourri ou accompagné la circulation médiévale de la matière troyenne, notamment dans les réécritures en langue vernaculaire. Elle ne constitue toutefois pas le titre d’un unique ensemble de traductions françaises : des œuvres distinctes peuvent reprendre la matière de Troie sans être des versions de l’Histoire de la ruine de Troie. L’identification précise d’un témoin, d’une traduction ou d’une adaptation exige donc des indications supplémentaires sur la langue, le manuscrit ou le contexte de rédaction.
Langue et datation
La langue de l’œuvre est le latin. Sa rédaction est généralement placée dans l’Antiquité tardive, souvent au Ve siècle, mais la date exacte et les circonstances de composition ne sont pas établies avec certitude. La transmission médiévale est attestée par la large diffusion de la tradition de Dares, sans que la présente notice permette d’identifier un manuscrit témoin particulier.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
