Hormisdas (pape, 04..-0523)
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Hormisdas
Identité et accession au pontificat
Hormisdas est un pape de l’Église de Rome, dont le pontificat s’étend de 514 à 523. Il succède à Symmaque et exerce sa charge dans le contexte politique de l’Italie ostrogothique, sous le règne de Théodoric. Avant son élection, il appartient au clergé romain et est associé au pontificat de Symmaque. Les sources anciennes le présentent comme le père du futur pape Silvère, élu en 536.
Son pontificat est principalement marqué par la recherche d’un règlement du schisme dit « acacien », qui séparait depuis la fin du Ve siècle les Églises de Rome et de Constantinople. La rupture remontait à la controverse autour d’Acace de Constantinople et à la formule d’union proposée par l’empereur Zénon en 482. Rome refusait cette formule, jugée insuffisamment explicite sur l’autorité du concile de Chalcédoine et sur la condamnation de certaines positions christologiques.
La fin du schisme acacien
La situation change sous l’empereur Justin Ier, qui cherche à rétablir la communion avec Rome. Hormisdas adresse à Constantinople une formule doctrinale et ecclésiologique connue sous le nom de « Formule d’Hormisdas ». Celle-ci affirme notamment la continuité de la foi romaine avec l’enseignement des conciles de Nicée, de Constantinople, d’Éphèse et de Chalcédoine, ainsi que la primauté de l’Église de Rome dans la conservation de la foi.
Après plusieurs échanges et ambassades, un accord est conclu en 519. Le patriarche Jean II de Constantinople accepte la formule romaine, et la communion est rétablie entre Rome et Constantinople. La réconciliation demeure toutefois partielle et politiquement fragile : elle suscite des résistances dans certaines régions orientales et ne met pas fin à toutes les controverses théologiques. Elle constitue néanmoins un succès important pour la diplomatie pontificale et renforce l’autorité doctrinale de Rome.
Correspondance et postérité
Le pontificat d’Hormisdas est documenté par une correspondance abondante, qui témoigne de ses relations avec les empereurs, les patriarches orientaux, les évêques et les autorités italiennes. Ces lettres éclairent le fonctionnement de la papauté au début du VIe siècle, ainsi que les tensions entre l’autorité impériale, les pouvoirs ostrogoths et les hiérarchies ecclésiastiques.
Hormisdas meurt en 523 et est inhumé à Rome, dans la basilique Saint-Pierre. Il est vénéré comme saint par l’Église catholique, qui célèbre sa mémoire le 6 août. Son pontificat est surtout retenu pour la réunification temporaire des Églises de Rome et de Constantinople et pour la formulation d’une conception particulièrement affirmée de l’autorité romaine.

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