Île de Sicile (Italie)
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Île de Sicile (Italie)
Identification et localisation
La Sicile est une île de la Méditerranée centrale, située à l’extrémité méridionale de la péninsule Italienne, dont elle est séparée par le détroit de Messine. Elle est bordée au nord par la mer Tyrrhénienne, à l’est par la mer Ionienne et au sud par la Méditerranée. Son territoire comprend également plusieurs îles voisines, notamment les archipels éolien et égéen ainsi que les îles Égades, mais l’extension exacte de l’espace sicilien varie selon les découpages politiques et administratifs considérés.
Dans une notice médiévale, l’« île de Sicile » doit être distinguée de l’État ou de la circonscription politique désignée, à certaines périodes, comme royaume de Sicile. Le toponyme moderne « Italie » sert ici à l’identification géographique contemporaine et ne doit pas être projeté comme une désignation politique médiévale unifiée.
Noms et désignations
Le nom canonique correspond aux formes modernes « Île de Sicile », « Sicily », « Sicília », « Sizilien » et « Sicilië », ainsi qu’à leurs variantes documentaires. La forme latine médiévale généralement employée est Sicilia ; les traditions grecques et arabes ont également transmis des formes apparentées, notamment Sikelia et Ṣiqilliyya. Les variantes enregistrées dans plusieurs langues modernes, telles que « Autonome Region Sizilien », relèvent d’usages contemporains et ne constituent pas des appellations médiévales.
Statut et évolutions politiques au Moyen Âge
Après la reconquête byzantine sur les Ostrogoths au VIe siècle, la Sicile demeura un territoire de l’Empire romain d’Orient. Elle fut progressivement conquise par les forces musulmanes à partir du IXe siècle. La prise de Palerme en 831, puis celle de Syracuse en 878, marquent des étapes importantes de l’établissement musulman dans l’île. Les pouvoirs musulmans firent de Palerme un centre politique et économique majeur, sans que la conquête ait immédiatement supprimé toute présence chrétienne ni toute diversité de statuts locaux.
La conquête normande, engagée en 1061, s’acheva progressivement à la fin du XIe siècle. L’île fut ensuite intégrée à la construction monarchique normande, et le royaume de Sicile fut constitué en 1130 sous Roger II. La Sicile forma alors le principal noyau insulaire d’un ensemble politique comprenant aussi des territoires de l’Italie méridionale continentale. Sous les dynasties souabe puis angevine, ses liens avec la péninsule et avec les puissances méditerranéennes se maintinrent, tandis que les institutions et les équilibres administratifs évoluaient.
La révolte des Vêpres siciliennes, en 1282, entraîna la séparation politique durable de l’île d’avec la partie continentale du royaume. La Sicile passa sous l’autorité de la couronne d’Aragon, tandis que le royaume continental conserva le nom de royaume de Sicile dans une acception concurrente. Cette dualité explique la distinction médiévale entre la Sicile insulaire et les territoires continentaux associés à la même tradition monarchique.

Auteur/autrice
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