Jacques I (roi d’Écosse, 1394-1437)
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Jacques Ier d’Écosse
Origines et captivité
Jacques Ier d’Écosse (James I, 1394-1437) est le fils du roi Robert III et d’Annabella Drummond. Il appartient à la maison de Stuart. En 1406, alors qu’il est encore enfant, il est envoyé vers la France afin d’échapper aux luttes politiques qui affaiblissent la monarchie écossaise. Le navire est intercepté par les Anglais, et Jacques est fait prisonnier sur ordre d’Henri IV.
La mort de Robert III, survenue la même année, fait de Jacques le roi d’Écosse, mais son absence empêche l’exercice direct de son autorité. Le gouvernement est d’abord assuré au nom du roi par son oncle Robert, duc d’Albany, puis par Murdoch, fils de celui-ci. Jacques demeure captif en Angleterre pendant près de dix-huit ans. Cette longue détention lui donne toutefois une formation politique et culturelle au contact de la cour anglaise.
Règne et gouvernement
Libéré en 1424 après le versement d’une rançon et la conclusion d’un accord avec l’Angleterre, Jacques revient en Écosse et entreprend de rétablir l’autorité royale. Il épouse la même année Jeanne Beaufort, parente du roi d’Angleterre. Son règne se caractérise par une politique de centralisation et par la volonté de réduire l’autonomie des grands lignages, dont le pouvoir s’était accru durant la longue absence du souverain.
Jacques convoque régulièrement le Parlement et cherche à renforcer l’administration judiciaire et financière. Il agit contre plusieurs nobles puissants, notamment dans les régions où l’autorité royale est contestée. La répression de certaines familles et l’exécution de Murdoch, duc d’Albany, ainsi que de proches de celui-ci, consolident momentanément la position du roi, mais nourrissent aussi des oppositions.
Mort et postérité
Dans la nuit du 20 février 1437, Jacques est assassiné au monastère des Dominicains de Perth par un groupe de conspirateurs liés à Walter Stewart, comte d’Atholl. Le complot échoue à renverser durablement la dynastie, et la reine Jeanne contribue à protéger la succession de leur fils, Jacques II, encore mineur.
Jacques Ier est également associé à une œuvre poétique en moyen anglais, The Kingis Quair, qui raconte l’expérience d’un prisonnier amoureux et est traditionnellement attribuée au roi. Cette attribution est généralement reçue, mais elle repose sur une tradition littéraire plutôt que sur une preuve absolument décisive.

Auteur/autrice
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