Jean II (duc d’Alençon, 1409-1476)
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Jean II, duc d’Alençon (1409-1476)
Origines et accession
Jean II d’Alençon est un prince français de la maison de Valois-Alençon, duc d’Alençon et comte du Perche. Il est le fils de Jean Ier d’Alençon, tué à la bataille d’Azincourt en 1415, et de Marie de Bretagne. La mort de son père fait de lui le successeur du duché alors qu’il est encore enfant. Son gouvernement est d’abord exercé sous tutelle, dans un contexte marqué par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons ainsi que par les succès anglais en France.
En 1424, Jean d’Alençon est fait prisonnier à la bataille de Verneuil, où l’armée française subit une lourde défaite. Sa captivité et le coût de sa rançon pèsent durablement sur sa situation politique et financière. Il épouse Jeanne d’Orléans, fille de Charles d’Orléans, ce qui renforce ses liens avec la haute noblesse française engagée dans la défense de la cause de Charles VII.
La guerre contre les Anglais
Jean II joue un rôle important dans la reconquête française à partir de 1429. Il rejoint l’armée qui opère autour d’Orléans et participe à la campagne de la Loire, notamment aux opérations de Jargeau, de Meung et de Beaugency, puis à la bataille de Patay. Il accompagne également Charles VII lors de la marche vers Reims et de son sacre. Sa présence aux côtés de Jeanne d’Arc est attestée par la tradition historiographique et par les récits relatifs à cette campagne. Jeanne le désigne sous le surnom de « beau duc d’Alençon ».
Après le sacre, Jean d’Alençon demeure associé aux entreprises militaires de la monarchie, mais ses rapports avec Charles VII deviennent plus difficiles. Comme plusieurs grands princes, il défend l’autonomie de ses intérêts et supporte mal l’affermissement du pouvoir royal. Il prend part à la Praguerie, révolte nobiliaire dirigée contre Charles VII, avant d’obtenir son pardon.
Procès, disgrâce et fin de vie
Les dernières décennies de sa vie sont dominées par de nouvelles accusations de trahison et par des conflits avec la monarchie. Arrêté sous Charles VII, il est jugé et condamné, puis bénéficie d’un adoucissement de sa peine. Sous Louis XI, ses difficultés se prolongent : ses biens et ses droits sont menacés, et il est de nouveau poursuivi après avoir rejoint l’opposition princière à la politique royale. Il meurt en 1476, après plusieurs années de disgrâce et de détention. Son fils René lui succède dans la maison d’Alençon.

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