Jean Veccus (1235?-1297)
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Jean Veccus
Identité et carrière ecclésiastique
Jean Veccus, également nommé Jean XI Beccos, Jean Vekkos ou Ioannes Beccus, est un théologien et dignitaire ecclésiastique byzantin, né vers 1235 et mort en 1297. Il devint patriarche de Constantinople en 1275, sous le règne de l’empereur Michel VIII Paléologue, et conserva cette charge jusqu’en 1282.
Avant son accession au patriarcat, Jean occupait une position importante dans l’administration et la hiérarchie de l’Église de Constantinople. Les sources le présentent d’abord comme hostile aux concessions faites aux Latins dans le contexte des négociations entre l’Empire byzantin et la papauté. Son évolution fut liée à la politique impériale de rapprochement avec Rome, destinée notamment à prévenir une intervention militaire occidentale contre Constantinople.
Le partisan de l’union avec Rome
Après le deuxième concile de Lyon, en 1274, Jean Veccus adopta une position favorable à l’union des Églises. Il défendit la possibilité d’exprimer en grec la procession du Saint-Esprit « du Père et du Fils », tout en s’appuyant sur des textes de Pères grecs qu’il interprétait comme compatibles avec la doctrine latine. Devenu patriarche, il soutint la politique unioniste de Michel VIII et participa à la recherche d’une entente doctrinale et institutionnelle avec l’Église romaine.
Cette politique rencontra une forte opposition dans le clergé et la société byzantins. Les adversaires de l’union lui reprochaient d’abandonner la tradition orthodoxe et de céder aux exigences latines. Le désaccord religieux se transforma ainsi en conflit politique et ecclésiastique.
Déposition et œuvre théologique
Après la mort de Michel VIII, en 1282, son fils Andronic II abandonna la politique d’union. Jean Veccus fut contraint de renoncer au patriarcat et passa les dernières années de sa vie dans l’opposition. Il mourut en 1297.
Son œuvre comprend des traités polémiques et des lettres consacrés à la procession du Saint-Esprit, à l’autorité des Pères et aux rapports entre les Églises grecque et latine. Elle constitue un témoignage majeur des débats théologiques qui suivirent le concile de Lyon et de la crise de l’unionisme dans l’Empire byzantin.

Auteur/autrice
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