Joseph II (patriarche de Constantinople, 1360?-1439)
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Joseph II, patriarche de Constantinople
Identité et patriarcat
Joseph II, connu dans les sources latines sous le nom de Iosephus II, fut patriarche de Constantinople au cours de la première moitié du XVe siècle. Son nom est également transmis sous les formes Joseph II de Constantinople, Josephus II, patriarcha Constantinopolitanus, Giuseppe II di Costantinopoli ou Joseph II of Constantinople. Il est généralement donné comme né vers 1360 et mort en 1439.
Il accéda au siège patriarcal en 1416 ou 1417, sous le règne de l’empereur Manuel II Paléologue, et le conserva jusqu’à sa mort. Son patriarcat se déroula dans une période marquée par l’affaiblissement de l’Empire byzantin, la pression croissante exercée par les Ottomans et la recherche d’un rapprochement institutionnel entre les Églises grecque et latine.
Le concile de Ferrare-Florence
Joseph II est surtout connu pour sa participation au concile convoqué afin de négocier l’union des Églises. Il se rendit en Italie avec une importante délégation byzantine. Les discussions commencèrent à Ferrare en 1438, puis furent transférées à Florence en 1439. Elles portèrent notamment sur la primauté romaine, la procession du Saint-Esprit, le purgatoire, l’usage du pain dans l’eucharistie et d’autres divergences doctrinales ou disciplinaires.
Le patriarche prit part aux négociations et se montra favorable à la conclusion d’un accord avec l’Église romaine, dans l’espoir que l’aide des puissances occidentales contribuerait à la défense de Constantinople. Sa position ne fit toutefois pas disparaître les oppositions présentes au sein de la délégation byzantine. Le décret d’union fut proclamé à Florence le 6 juillet 1439, mais son application à Constantinople rencontra ensuite de fortes résistances.
Mort et mémoire
Joseph II mourut à Florence le 10 juin 1439, avant la clôture complète des travaux conciliaires. Il fut enseveli dans l’église dominicaine de Santa Maria Novella, où son tombeau constitue un témoignage de la présence byzantine au concile. Sa mort priva la délégation grecque de son principal représentant ecclésiastique au moment décisif de la proclamation de l’union.
Son patriarcat est ainsi associé à l’un des derniers grands projets diplomatiques et religieux de l’Empire byzantin. L’union acceptée à Florence demeura cependant fragile et fut largement contestée dans le monde grec.

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