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Kheradnāma-yi Iskandarī

Identification et titres

Kheradnāma-yi Iskandarī est une œuvre poétique persane attribuée à ʿAbd al-Raḥmān ibn Aḥmad Nūr al-Dīn Ǧāmī, plus couramment appelé Jāmī (1414-1492). Son titre peut être translittéré sous diverses formes, notamment Hirad-nāma-yi Iskandarī ou Hirad-nāma-i Iskandarī. La variante « djâmî, hirad-nâma-i iskandarî » associe le nom de l’auteur à celui de l’œuvre et ne constitue pas nécessairement un titre distinct.

Nature et langue

L’œuvre relève du mas̱navī, forme poétique persane composée de distiques à rimes variables, souvent employée pour les récits étendus et les développements didactiques. Le terme kherad ou hirad signifie la sagesse ou l’intelligence, tandis qu’Iskandarī renvoie à Alexandre sous sa forme persanisée d’Iskandar. Le texte est rédigé en persan, langue littéraire majeure du monde iranien et de plusieurs cours islamiques médiévales.

Place dans l’œuvre de Jāmī

Kheradnāma-yi Iskandarī est généralement identifié comme l’un des sept mas̱navīs réunis sous le titre de Haft Awrang (« Les Sept Trônes »), ensemble qui constitue l’une des principales réalisations poétiques de Jāmī. Il appartient ainsi à la dernière période de la poésie persane classique et s’inscrit dans une tradition de récits et de réflexions consacrés à Iskandar, sans se confondre automatiquement avec les autres œuvres persanes portant un titre voisin, notamment les différentes formes d’« Alexandre » ou d’« Iskandarnāma ».

Contexte et datation

L’attribution à Jāmī est solidement établie dans l’histoire de la littérature persane. En revanche, les informations disponibles ici ne fournissent pas de date précise de composition. L’œuvre doit être située dans le Xe siècle de l’hégire, c’est-à-dire dans la seconde moitié du XVe siècle, période de l’activité littéraire de Jāmī. Sa transmission manuscrite et ses témoins particuliers ne sont pas documentés dans les données présentes.

Auteur/autrice

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