La création de l’homme
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La création de l’homme
Identification et titres
La création de l’homme est le titre français traditionnel du traité grec de Grégoire de Nysse connu sous le titre latin De hominis opificio, ou De creatione hominis liber. Les formes De opificio hominis, De hominis opificio, (De) creatione hominis liber et Liber de homine désignent le même ouvrage, et non des œuvres nécessairement distinctes. La mention de traductions attribuées à Denys le Petit et à Jean Scot Érigène correspond à deux états de la transmission latine du traité.
Auteur, nature et contexte
L’œuvre est attribuée à Grégoire de Nysse, évêque et théologien grec du IVe siècle, généralement situé entre environ 335 et 394. Il s’agit d’un traité théologique et anthropologique consacré à la création de l’être humain selon le récit de la Genèse. Le texte examine la place de l’homme dans la création et les caractères qui définissent sa condition : sa relation à Dieu, sa rationalité, sa liberté et sa vocation à porter l’image divine.
Le traité appartient au contexte doctrinal et intellectuel de la théologie cappadocienne. Il s’inscrit dans les discussions chrétiennes sur l’interprétation de la Genèse, sur la constitution de l’homme et sur les rapports entre le corps, l’âme et l’intellect. Grégoire y développe une conception dynamique de l’humanité : la créature humaine n’est pas seulement décrite par son origine, mais aussi par sa capacité à progresser vers le bien et vers la ressemblance avec Dieu.
Datation et langue
La date exacte de composition n’est pas établie. Le traité appartient toutefois à la production de Grégoire de Nysse dans la seconde moitié du IVe siècle. Il a été rédigé en grec. Son titre grec est généralement transcrit Peri kataskeuēs anthrōpou, c’est-à-dire « Sur la constitution » ou « la création de l’homme », tandis que les titres latins médiévaux ont privilégié le terme opificium, qui renvoie à l’œuvre ou à la fabrication.
Transmission et portée
La conservation et la diffusion de l’ouvrage reposent sur sa transmission grecque et sur plusieurs traductions latines. La version attribuée à Denys le Petit a contribué à son accès dans le monde latin, tandis que la traduction de Jean Scot Érigène l’a intégré aux milieux intellectuels carolingiens. Ces traductions ont favorisé la circulation de la pensée anthropologique de Grégoire au Moyen Âge, notamment dans les débats sur l’image de Dieu, la nature humaine et la destinée spirituelle de l’homme.

Auteur/autrice
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