Ladislas Ier (roi de Naples, 1377-1414)
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Ladislas Ier, roi de Naples
Origines et accession
Ladislas Ier de Naples, appelé aussi Ladislas d’Anjou-Duras ou d’Anjou-Durazzo, est né en 1377 et mort en 1414. Il est le fils de Charles III de Naples, issu de la branche angevine de Durazzo, et de Marguerite de Durazzo. Son père, devenu roi de Naples en 1385, fut assassiné en 1386 alors qu’il cherchait à faire valoir ses droits sur la couronne de Hongrie. Ladislas lui succéda encore enfant, sous la régence de sa mère.
Son règne s’inscrit dans les conflits dynastiques et pontificaux qui opposent les différentes branches de la maison d’Anjou. Son autorité sur le royaume de Naples fut d’abord contestée par Louis II d’Anjou, soutenu par une partie de la noblesse et par la papauté. Ladislas fut couronné à Naples en 1390, mais ne consolida véritablement sa domination qu’au terme de plusieurs années de luttes.
Un souverain conquérant
Ladislas mena une politique active en Italie méridionale et centrale. Il intervint dans les affaires de la péninsule en profitant des rivalités entre les pouvoirs locaux, notamment à Rome et dans les États pontificaux. En 1408, il occupa Rome, avant d’en être chassé par les forces du pape. Ses campagnes contribuèrent toutefois à accroître temporairement l’influence napolitaine en Italie.
Il revendiquait également la couronne de Hongrie, dont son père avait été roi. Cette prétention ne déboucha pas sur une conquête durable, mais elle renforça ses liens avec les milieux politiques de l’Adriatique et des Balkans. En 1409, Ladislas vendit à Venise ses droits sur Zara et sur une partie de la Dalmatie. Cet accord permit à la République de consolider sa domination sur la côte orientale de l’Adriatique, tout en procurant au roi des ressources et une marge d’action en Italie.
Le schisme et l’héritage politique
Ladislas intervint dans le Grand Schisme de l’Église d’Occident en soutenant la papauté romaine, notamment dans son opposition aux papes d’Avignon. Il utilisa cependant la cause pontificale autant comme instrument diplomatique que comme engagement religieux, en cherchant à accroître son influence sur Rome et dans la péninsule.
Ses adversaires lui attribuèrent parfois une ambition excessive, tandis que ses partisans le célébrèrent sous les surnoms de « Magnanime » et de « Victorieux ». Il mourut à Naples en 1414. Son règne laissa le souvenir d’un souverain énergique, dont les prétentions dynastiques et les interventions militaires dépassèrent largement les limites du royaume napolitain.

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