Léon III (empereur de Byzance, 0675?-0741)
- 443 words
Léon III l’Isaurien
Identité et accession au pouvoir
Léon III, appelé aussi Léon l’Isaurien, fut empereur de Byzance de 717 à 741. Son surnom traditionnel le rattache à l’Isaurie, mais son origine exacte demeure discutée. Il naquit probablement au cours de la seconde moitié du VIIe siècle et mourut en 741. Avant son avènement, il exerça d’importantes responsabilités militaires et politiques dans un Empire byzantin affaibli par les changements de souverains et par les offensives arabes.
En 717, Léon prit le pouvoir après l’abdication de Théodose III. Son accession ouvrit une période de stabilité relative après plusieurs années de troubles dynastiques. Il fonda une nouvelle dynastie impériale, qui se poursuivit avec son fils Constantin V.
Défense de l’Empire et gouvernement
Le règne de Léon III fut marqué par la défense de Constantinople contre une grande offensive du califat omeyyade. Le siège, commencé en 717, se prolongea jusqu’en 718. La résistance de la capitale, l’emploi du feu grégeois, les difficultés de ravitaillement de l’armée assiégeante et des conditions climatiques défavorables contribuèrent à l’échec de l’expédition arabe. Cet événement renforça durablement la position de l’Empire byzantin en Anatolie et dans les Balkans.
Léon réorganisa également l’administration et l’armée afin de consolider les ressources impériales. La législation promulguée sous son règne est notamment associée à l’Ecloga, recueil juridique grec élaboré sous son autorité et celle de son fils. Ce texte adapta plusieurs principes du droit impérial chrétien et accorda une place importante aux normes religieuses et morales.
La politique religieuse
Léon III est surtout connu pour avoir engagé la politique iconoclaste impériale. À partir des années 720, son gouvernement prit des mesures dirigées contre le culte des images saintes. Les modalités exactes et la chronologie de ces décisions sont discutées, mais elles ouvrirent un conflit durable entre le pouvoir impérial, les défenseurs des icônes et une partie du clergé. En 730, une décision officielle renforça l’opposition aux images, tandis que le patriarche Germain de Constantinople fut écarté.
La politique de Léon suscita des résistances dans plusieurs milieux, notamment monastiques, et provoqua une rupture avec la papauté. Toutefois, l’ampleur des destructions d’images attribuées à son règne reste difficile à établir avec précision, les récits ultérieurs ayant souvent été composés par des adversaires de l’iconoclasme. À sa mort, son fils Constantin V lui succéda.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
