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Les alexipharmaques

Identification

Les alexipharmaques est le titre français traditionnel d’un poème grec antique consacré aux poisons et aux moyens de s’en prémunir. L’œuvre est généralement identifiée à l’Alexipharmaka de Nicandre de Colophon, dont le titre grec s’écrit Ἀλεξιφάρμακα. Le terme signifie littéralement « remèdes contre les poisons » ou « moyens de repousser les poisons ».

Les formes Alexipharmaka, Alexipharmaca, ʼAlexifármaka et ʼAlexiphármaka correspondent à des translittérations ou à des adaptations graphiques du titre grec. On rencontre également les désignations françaises Sur les poisons et leurs antidotes et Remèdes contre l’empoisonnement. Ces variantes renvoient ici à la même œuvre, et non à des traités distincts.

Nature et contenu

L’œuvre appartient à la poésie didactique grecque. Elle est composée en vers hexamètres et expose diverses substances toxiques, leurs effets sur le corps ainsi que les traitements ou antidotes réputés efficaces. La présentation poétique n’exclut pas une visée pratique : le texte s’inscrit dans la tradition des savoirs pharmacologiques et médicaux de l’Antiquité.

Les Alexipharmaques sont habituellement associés aux Thériaka (Theriaka), autre poème de Nicandre consacré notamment aux animaux venimeux et aux remèdes correspondants. Cette association relève de l’organisation traditionnelle de l’œuvre de Nicandre, sans faire des deux poèmes un seul texte.

Auteur, langue et datation

L’attribution à Nicandre de Colophon est suffisamment établie. Nicandre est un poète grec de l’époque hellénistique, généralement situé au IIe siècle avant notre ère. La notice disponible ne fournit toutefois pas de date précise de composition. Les Alexipharmaques ont été rédigés en grec ancien, dans la forme savante de la poésie didactique hellénistique.

Portée pour l’histoire médiévale

Les Alexipharmaques ne sont pas une œuvre médiévale : leur composition est antérieure de plusieurs siècles au Moyen Âge. Leur présence dans un répertoire consacré aux œuvres et documents de la période médiévale tient donc à leur transmission, à leur conservation ou à leur réception dans la tradition savante ultérieure. En l’absence d’informations précises sur les témoins ou sur les usages médiévaux consignés ici, il convient de ne pas attribuer à l’œuvre une influence médiévale déterminée.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr