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Louis Ier d’Anjou

Identité et titres

Louis Ier d’Anjou (1339-1384) est un prince de la maison de Valois, fils du roi de France Jean II le Bon. Il porta principalement les titres de duc d’Anjou et de comte du Maine. Il est également désigné comme roi de Sicile ou roi de Naples, bien que son autorité effective sur le royaume méridional ait été limitée et contestée.

Dans les sources et les catalogues, son titre royal renvoie au royaume de Sicile péninsulaire, couramment appelé royaume de Naples. Cette dénomination le distingue de la branche angevine établie en Sicile insulaire après les Vêpres siciliennes. Louis est parfois numéroté Louis Ier d’Anjou afin de le distinguer des autres souverains angevins portant le même nom.

Une principauté française

Louis reçut le duché d’Anjou dans le cadre de la politique dynastique des Valois. Comme d’autres princes apanagés de la famille royale, il disposait d’une principauté importante, de revenus propres et d’une clientèle politique. Le duché d’Anjou devint sous son gouvernement l’un des principaux territoires princiers du royaume de France.

Son rôle s’inscrit dans les rivalités entre les branches de la maison de Valois, les maisons angevines et les puissances italiennes. Ses possessions et ses prétentions méridionales l’associèrent étroitement aux affaires de Provence et du royaume de Naples, tandis que ses intérêts français le rattachaient aux conflits politiques du royaume de France pendant la guerre de Cent Ans.

La prétention au royaume de Naples

La reine Jeanne Ire de Naples, dépourvue d’héritier direct, adopta Louis et le désigna comme successeur. Cette décision s’inscrivait dans le contexte tendu du Grand Schisme et des affrontements entre les partisans de Jeanne, ceux du pape de Rome et les prétendants soutenus par d’autres puissances. Louis revendiqua alors la succession angevine en Italie méridionale.

Il entreprit une expédition en Italie afin de faire valoir ses droits. Son entreprise se heurta à la résistance de Charles de Durazzo, qui s’empara du pouvoir à Naples. Louis conserva cependant le soutien de certains alliés et de plusieurs réseaux politiques en Provence et dans la péninsule. Il mourut avant d’avoir pu établir durablement son autorité sur le royaume revendiqué.

Postérité dynastique

Louis Ier d’Anjou fut le fondateur de la branche angevine dite « seconde maison d’Anjou », dont les membres poursuivirent la revendication du royaume de Naples. Son frère Charles V de France et son neveu Louis d’Orléans participèrent également à la consolidation de son héritage politique. La transmission de ses prétentions italiennes contribua à l’implantation durable des Angevins en Provence et à leur rôle dans les affaires méditerranéennes.

Auteur/autrice

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