Louis Orléans (duc d’, 1372-1407)
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Louis d’Orléans (duc d’, 1372-1407)
Origines et principauté
Louis d’Orléans, né en 1372 et mort en 1407, est le second fils du roi de France Charles V et de Jeanne de Bourbon, ainsi que le frère cadet de Charles VI. Il appartient à la maison de Valois et reçoit le duché d’Orléans, qui fait de lui l’un des principaux princes du royaume. Il porte également les titres de comte de Valois, de Blois, de Beaumont et d’Angoulême, auxquels s’ajoutent d’autres possessions et droits seigneuriaux.
En 1389, Louis épouse Valentine Visconti, fille de Jean Galéas Visconti, duc de Milan. Cette union renforce les liens de la monarchie française avec la principauté milanaise et contribue à l’importance politique du duc d’Orléans. Le couple a plusieurs enfants, parmi lesquels Charles d’Orléans, futur poète et père du roi Louis XII.
Le duc et le gouvernement du royaume
Après l’avènement de Charles VI en 1380, Louis joue un rôle croissant dans le gouvernement royal. Lorsque la santé mentale du roi se dégrade à partir des années 1390, la direction du royaume devient l’enjeu d’une rivalité entre les grands princes du sang. Louis d’Orléans s’oppose notamment à son cousin Jean sans Peur, duc de Bourgogne, fils de Philippe le Hardi.
Cette compétition porte sur l’accès au roi, le contrôle du conseil, la politique financière et l’orientation des affaires françaises. Louis défend les intérêts de la branche d’Orléans et exerce une influence importante auprès de Charles VI, tandis que le parti bourguignon cherche à s’appuyer sur d’autres réseaux princiers et urbains. Les contemporains et les historiens ont diversement apprécié son action, parfois présentée comme ambitieuse, parfois comme celle d’un prince soucieux de préserver l’autorité monarchique.
L’assassinat et ses conséquences
Le 23 novembre 1407, Louis d’Orléans est assassiné à Paris par des hommes agissant sur ordre de Jean sans Peur. Le meurtre ouvre une crise durable entre les maisons d’Orléans et de Bourgogne. La veuve du duc, Valentine Visconti, et ses alliés réclament justice, tandis que Jean sans Peur assume rapidement sa responsabilité et tente de justifier l’élimination de son rival.
La mort de Louis contribue à la formation du parti armagnac, organisé autour de ses descendants et de leurs alliés, et accentue la guerre civile qui oppose Armagnacs et Bourguignons durant la première moitié du XVe siècle. Elle constitue ainsi un moment majeur de la crise politique du royaume de France sous le règne de Charles VI.

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