Marc Eugénicos (1391?-1445)
- 388 words
Marc Eugénicos
Identité et formation
Marc Eugénicos, également appelé Marc d’Éphèse ou Marcus Ephesius, est un théologien byzantin et un prélat orthodoxe, né à Constantinople vers 1391 ou 1392. Il appartient au milieu lettré de la capitale impériale et reçoit une formation approfondie en théologie, en philosophie et en rhétorique. Son nom grec, Μάρκος Εὐγενικός, est parfois latinisé en Marcus Eugenicus.
Devenu moine, il s’impose comme prédicateur, exégète et défenseur de la doctrine de l’Église orthodoxe. Il est ensuite nommé métropolite d’Éphèse, siège auquel il est surtout associé dans les sources et dans la tradition ecclésiastique. Sa pensée s’inscrit dans les débats complexes qui opposent alors les Églises grecque et latine, notamment au sujet de la primauté romaine, de la procession du Saint-Esprit et de certaines pratiques liturgiques.
Le concile de Ferrare-Florence
Marc joue un rôle majeur dans les négociations d’union entre l’Empire byzantin et l’Église romaine. Il accompagne l’empereur Jean VIII Paléologue et le patriarche Joseph II au concile réuni d’abord à Ferrare, puis transféré à Florence en 1439. Les discussions visent à rétablir l’unité entre les deux Églises, dans un contexte où l’Empire byzantin recherche l’appui militaire des puissances latines face à la progression ottomane.
Marc défend avec constance la position orthodoxe et conteste plusieurs formulations de l’accord proposé. Il refuse notamment d’accepter l’union conciliaire finalement proclamée en 1439. Il est généralement présenté comme le seul évêque grec participant aux débats à ne pas avoir signé le décret d’union. De retour à Constantinople, il devient l’une des principales figures de l’opposition à l’application de cet accord, qui rencontre une forte résistance dans le clergé et la population orthodoxes.
Postérité
Par ses écrits polémiques, ses discours et ses lettres, Marc d’Éphèse contribue à fixer les arguments théologiques de l’anti-unionisme byzantin. Après la mort du patriarche Joseph II, son influence demeure importante dans les controverses ecclésiologiques. La tradition orthodoxe le vénère comme un défenseur de la foi et le reconnaît comme saint. Il est souvent considéré comme l’un des derniers grands théologiens de Byzance.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
