Marguerite de Durazzo (reine de Sicile, 1348-1412)
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Marguerite de Durazzo
Identité et origine
Marguerite de Durazzo, également appelée Marguerite d’Anjou-Durazzo ou Marguerite d’Anjou-Duras, est une reine de la fin du XIVe et du début du XVe siècle. Née en 1348 selon l’identification retenue ici, elle appartient à la branche durazzienne de la maison d’Anjou. Elle est la fille de Charles de Durazzo, devenu roi de Naples sous le nom de Charles III, et de Marie de Calabre.
Les appellations « reine de Sicile », « reine de Naples » et « reine de Jérusalem » renvoient aux titres revendiqués par les souverains angevins d’Italie méridionale. Dans les usages historiques, Marguerite est surtout connue comme reine de Naples et comme membre éminent de la dynastie angevine-durazzienne.
Reine de Naples et de Hongrie
Marguerite épousa Charles de Durazzo, son parent au sein de la maison d’Anjou, qui devint roi de Naples en 1382 sous le nom de Charles III. Elle fut ainsi associée au gouvernement du royaume de Naples dans une période marquée par les rivalités dynastiques entre les différentes branches angevines et par les conséquences du schisme pontifical.
Charles III revendiqua également la couronne de Hongrie. Son règne hongrois fut bref : il fut assassiné en 1386. Après cette mort, Marguerite défendit les droits de leur fils Ladislas, héritier des possessions et des prétentions de la branche durazzienne. Elle s’opposa notamment aux forces favorables à Marie de Hongrie et à sa mère, Élisabeth de Bosnie, dans la lutte pour le contrôle du royaume hongrois.
Régence et défense de la succession
Veuve, Marguerite exerça une influence politique importante au nom de Ladislas, encore mineur. La situation du royaume de Naples demeurait alors instable, en raison des contestations de la succession et des interventions de puissances étrangères. Marguerite contribua à maintenir les droits de son fils et à préserver l’autorité de la maison de Durazzo dans le royaume.
Ladislas fut finalement reconnu roi de Naples et régna jusqu’à sa mort en 1414. Marguerite mourut en 1412, sans voir l’aboutissement de l’ensemble des entreprises politiques de son fils. Elle fut inhumée à Salerne, dans l’église cathédrale, selon la tradition généralement retenue.
Postérité
Marguerite de Durazzo apparaît comme une figure de continuité dynastique dans une période de crise des monarchies angevines. Son rôle ne se limita pas à celui d’une reine consort : après la mort de Charles III, elle assura la défense des droits successoraux de son fils et participa directement aux luttes politiques qui déterminèrent l’avenir de Naples.

Auteur/autrice
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