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Marguerite d’Oingt

Identité et milieu

Marguerite d’Oingt, également appelée Marguerite d’Oyngt, est une religieuse et écrivaine mystique de la fin du XIIIe siècle et du début du XIVe siècle. Son nom la rattache à Oingt, dans le Beaujolais. Les informations conservées sur sa naissance sont incomplètes ; elle mourut en 1310.

Vie religieuse

Marguerite d’Oingt appartint à la chartreuse de Poleteins, établissement féminin situé dans la région du Lyonnais. Elle en devint prieure, fonction qui la plaça à la tête de la communauté et témoigne de son autorité dans le milieu religieux de son temps. Sa vie s’inscrit dans le développement de la spiritualité cartusienne féminine et de la littérature dévotionnelle en langue vernaculaire.

Œuvre et pensée

Marguerite d’Oingt est connue pour des écrits de méditation et de spiritualité. Elle composa notamment un Speculum, ou « miroir », ainsi que des textes consacrés à la vie et à la Passion du Christ. Certaines de ses œuvres sont rédigées en francoprovençal, tandis que d’autres le sont en latin. Elle compte ainsi parmi les premiers auteurs identifiés de la littérature francoprovençale.

Ses textes associent méditation affective, représentations de la souffrance du Christ et réflexion sur le chemin intérieur de l’âme. Ils accordent une place importante à la contemplation, à l’humilité et à l’imitation du Christ. Son œuvre constitue un témoignage précieux sur la culture écrite des communautés religieuses féminines et sur les usages littéraires du francoprovençal au Moyen Âge.

Postérité

Marguerite d’Oingt est aujourd’hui reconnue comme l’une des principales figures de la mystique médiévale du domaine franco-provençal. Ses écrits ont retenu l’attention des historiens de la spiritualité, de la littérature médiévale et des langues régionales.

Auteur/autrice

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