Mathilde (reine d’Angleterre, 1080-1118)
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Mathilde (reine d’Angleterre, 1080-1118)
Origines et identité
Mathilde, également connue sous le nom de Mathildis et de Mathilde d’Écosse, fut reine d’Angleterre par son mariage avec Henri Ier. Elle naquit vers 1080 et mourut en 1118. Elle était la fille de Malcolm III, roi d’Écosse, et de Marguerite, issue de la famille royale anglaise et devenue ultérieurement sainte Marguerite d’Écosse. Par sa naissance, Mathilde appartenait ainsi à la fois aux dynasties royales écossaise et anglo-saxonne.
Les sources la désignent aussi sous le nom d’Edith, nom probablement employé durant une partie de sa jeunesse, avant qu’elle ne prenne celui de Mathilde dans le contexte de son mariage royal. Cette variation explique la coexistence de plusieurs formes dans les documents médiévaux et dans l’historiographie.
Reine d’Angleterre
Mathilde épousa Henri Ier d’Angleterre en 1100, peu après l’avènement de celui-ci. Elle fut couronnée reine avec lui à Westminster le 11 novembre de la même année. Cette union renforçait les liens entre la monarchie normande d’Angleterre et la lignée royale écossaise, tout en donnant à Henri une épouse dont les ascendances anglaises pouvaient contribuer à légitimer son pouvoir.
La reine participa à la vie politique et religieuse du royaume, notamment pendant les absences de son époux. Les actes qui lui sont associés montrent qu’elle intervenait dans des affaires de fondations religieuses, de donations et de protection ecclésiastique. Elle est particulièrement liée à la fondation ou au soutien d’établissements religieux, parmi lesquels l’abbaye de la Sainte-Trinité à Aldgate, à Londres. Sa réputation médiévale souligne sa piété et sa générosité envers les pauvres.
Famille et postérité
Le mariage de Mathilde et d’Henri Ier donna naissance à plusieurs enfants. Parmi eux figurent Mathilde, future impératrice et prétendante au trône d’Angleterre, ainsi que Guillaume Adelin, héritier du royaume, mort en 1120 dans le naufrage de la Blanche-Nef, deux ans après la disparition de sa mère. Cette catastrophe contribua par la suite à la crise successorale qui opposa l’impératrice Mathilde à Étienne de Blois.
Mathilde mourut en 1118 et fut inhumée à l’abbaye de Westminster. Sa mémoire associa durablement la reine à la dévotion, au mécénat religieux et au rapprochement dynastique entre l’Écosse et l’Angleterre.

Auteur/autrice
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